Définition
La raison est la faculté intellectuelle par laquelle l'homme connaît, juge, et raisonne. Elle désigne la capacité naturelle de l'intelligence humaine à appréhender la vérité, à discerner le vrai du faux, le bien du mal, et à procéder par raisonnement logique d'un principe à ses conséquences. La raison est ce qui distingue essentiellement l'homme de l'animal, faisant de lui un être rationnel capable de penser, de vouloir librement, et de s'ouvrir à la transcendance.
Dans la philosophie thomiste et l'enseignement catholique, la raison est présentée comme une lumière naturelle donnée par Dieu au créateur à son image. Elle permet à l'homme de connaître certaines vérités par ses propres forces, notamment l'existence de Dieu et les principes de la loi morale naturelle. Cependant, la raison humaine, affaiblie par le péché originel, a besoin de la grâce divine et de la Révélation pour atteindre pleinement sa fin surnaturelle.
Nature de la raison humaine
Faculté de l'âme intellectuelle
Selon la philosophie thomiste, la raison est une puissance ou faculté de l'âme intellectuelle. L'âme humaine, forme substantielle du corps, possède différentes puissances : végétatives (nutrition, croissance), sensitives (sensation, imagination, mémoire sensible), et intellectuelles (intelligence et volonté). La raison appartient à l'ordre intellectuel ; elle est la faculté par laquelle l'âme connaît de manière universelle et abstraite.
Saint Thomas d'Aquin distingue l'intellect et la raison comme deux aspects de la même faculté cognitive. L'intellect (intellectus) saisit immédiatement les premiers principes évidents (principe de non-contradiction, principe de causalité). La raison (ratio) procède discursivement, passant d'un principe connu à une conclusion inconnue par le moyen du raisonnement. L'homme, contrairement aux anges purs esprits, ne connaît pas intuitivement mais doit raisonner pour découvrir la vérité.
Lumière naturelle
La raison est appelée « lumière naturelle » parce qu'elle illumine l'intelligence et lui permet de voir la vérité. Cette lumière est un don du Créateur, une participation à la lumière divine incréée. Dans le prologue de l'Évangile de saint Jean, le Verbe est présenté comme « la lumière véritable qui éclaire tout homme venant en ce monde » (Jn 1, 9). Cette lumière divine se communique à l'homme notamment par la raison naturelle.
La raison humaine n'est pas autonome au sens d'être indépendante de Dieu, mais au sens où elle possède en elle-même les principes de sa propre activité. Dieu a créé l'homme rationnel, capable de connaître par lui-même certaines vérités sans avoir besoin d'une révélation spéciale. Cette autonomie relative de la raison manifeste la sagesse du Créateur qui a voulu des créatures capables d'activité propre et de liberté véritable.
Raison théorique et raison pratique
La tradition philosophique distingue la raison théorique ou spéculative et la raison pratique. La raison théorique vise la connaissance de ce qui est ; elle cherche à connaître la vérité pour elle-même. Elle s'exerce dans les sciences spéculatives : métaphysique, mathématiques, physique. Son acte propre est le jugement vrai qui affirme ce qui est et nie ce qui n'est pas.
La raison pratique, quant à elle, vise la direction de l'action humaine ; elle cherche à connaître ce qu'il faut faire. Elle s'exerce dans l'éthique et la politique. Son acte propre est le jugement de conscience qui applique les principes moraux aux cas particuliers et commande ou interdit telle action. Cette distinction ne signifie pas une dualité de facultés, mais deux orientations différentes de la même raison selon qu'elle considère la vérité spéculative ou la vérité pratique.
Foi et raison
Deux ordres de connaissance
L'enseignement catholique affirme l'existence de deux ordres de connaissance : l'ordre naturel accessible à la raison seule, et l'ordre surnaturel accessible seulement par la foi en la Révélation divine. La raison peut connaître par ses propres forces l'existence de Dieu, certains de ses attributs, la loi morale naturelle, et l'immortalité de l'âme. Mais elle ne peut connaître les mystères proprement surnaturels comme la Trinité, l'Incarnation, ou la Rédemption.
Ces deux ordres de connaissance, bien que distincts, ne sont pas séparés ni opposés. Ils proviennent du même Dieu qui est à la fois auteur de la nature et auteur de la Révélation. La vérité de foi et la vérité de raison ne peuvent se contredire, car la vérité est une. Si un apparent conflit surgit, c'est soit que la raison a erré dans son raisonnement, soit que la foi a été mal comprise.
Harmonie entre foi et raison
Le Concile Vatican I a solennellement défini l'harmonie entre foi et raison. La foi n'abolit pas la raison mais la perfectionne ; la raison prépare à la foi et en défend les fondements. La foi présuppose la raison naturelle comme la grâce présuppose la nature. Il est impossible que Dieu se contredise lui-même en révélant par la foi ce que la raison découvre comme faux, ou en dotant la raison de lumière pour découvrir ce qui contredirait la foi.
Cette harmonie ne signifie pas que la raison puisse démontrer tous les mystères de la foi. Certaines vérités révélées dépassent absolument la capacité de la raison naturelle et ne peuvent être connues que par la foi. Mais la raison peut montrer que ces vérités, bien qu'incompréhensibles, ne sont pas absurdes ; elle peut réfuter les objections contre la foi ; elle peut même apercevoir des convenances et des analogies qui manifestent la sagesse des mystères révélés.
Les preambula fidei
Saint Thomas d'Aquin appelle preambula fidei (préambules de la foi) les vérités que la raison peut connaître par elle-même et qui préparent à la foi : existence de Dieu, sa providence, spiritualité et immortalité de l'âme, liberté humaine, loi morale. Ces vérités, bien que connaissables par la raison seule, sont aussi révélées par Dieu pour que tous puissent les connaître facilement, avec certitude, et sans mélange d'erreur.
Les preambula fidei constituent le fondement rationnel de la foi. On ne peut croire en Dieu si l'on ne sait pas qu'il existe ; on ne peut accepter une révélation si l'on ne sait pas que Dieu peut révéler et que nous pouvons connaître cette révélation. La raison établit ainsi les fondements de la crédibilité de la foi chrétienne, non pour la remplacer mais pour la servir.
Capacités de la raison naturelle
Connaissance de Dieu
La raison humaine peut connaître l'existence de Dieu avec certitude à partir de ses effets dans la création. Saint Paul affirme que « ce qui est invisible en Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se laisse contempler depuis la création du monde par l'intelligence à travers ses œuvres » (Rm 1, 20). Les cinq voies de saint Thomas dans la Somme Théologique démontrent rationnellement l'existence de Dieu à partir du mouvement, de la causalité, de la contingence, des degrés de perfection, et de la finalité observés dans l'univers.
Au-delà de l'existence, la raison peut connaître certains attributs divins : l'unicité de Dieu (il ne peut y avoir plusieurs êtres absolument parfaits), son infinité, son éternité, son immuabilité, sa toute-puissance, sa sagesse, sa bonté. Cependant, notre connaissance naturelle de Dieu demeure imparfaite et analogique : nous connaissons Dieu non tel qu'il est en lui-même mais à travers le miroir de ses créatures.
Loi morale naturelle
La raison pratique découvre en elle-même les premiers principes de la loi morale naturelle. Ces principes fondamentaux, comme « il faut faire le bien et éviter le mal », sont connus naturellement par tout homme ayant l'usage de la raison. De ces principes premiers découlent, par raisonnement, les préceptes secondaires de la loi naturelle : respecter la vie humaine, dire la vérité, respecter la propriété d'autrui, honorer ses parents, etc.
Cette loi morale naturelle, inscrite par Dieu dans la conscience morale humaine, est universelle et immuable. Elle ne dépend pas de conventions humaines ou de décisions arbitraires, mais de la nature même de l'homme créé à l'image de Dieu. Les Dix Commandements révélés à Moïse correspondent essentiellement à cette loi naturelle que la raison peut découvrir, bien que la Révélation les propose avec plus de clarté et d'autorité.
Sciences et arts
La raison humaine est également capable de développer les sciences et les arts. Les mathématiques, la physique, la biologie, l'astronomie, toutes les sciences naturelles témoignent de la capacité de l'intelligence humaine à comprendre l'ordre de la création. La Renaissance carolingienne et la floraison de la scolastique médiévale ont montré comment la raison chrétienne, libérée par la foi et encouragée par elle, peut s'épanouir dans tous les domaines du savoir.
Les arts libéraux cultivés dans les écoles médiévales (trivium : grammaire, rhétorique, dialectique ; quadrivium : arithmétique, géométrie, astronomie, musique) manifestent l'exercice de la raison dans l'organisation du savoir humain. La philosophie, reine des sciences naturelles, use de la raison pour contempler les vérités les plus hautes accessibles à l'intelligence naturelle.
Limites et faiblesses de la raison
Finitude de l'intelligence humaine
La raison humaine, bien que réelle et efficace dans son ordre, est limitée par la finitude de notre nature. Contrairement à l'intelligence divine qui est infinie et comprend tout en un seul acte de connaissance, l'intelligence humaine doit procéder laborieusement, progressant pas à pas dans la découverte de la vérité. De nombreuses vérités naturelles dépassent nos capacités intellectuelles, soit absolument (comme l'essence intime de Dieu), soit relativement (vérités trop complexes ou trop subtiles pour notre esprit limité).
Cette finitude explique la lenteur et la difficulté de la recherche intellectuelle. L'histoire de la philosophie montre les tâtonnements de la raison humaine, ses erreurs, ses retours en arrière, ses controverses interminables. Même les esprits les plus brillants ne parviennent qu'à des connaissances partielles et imparfaites. Seule l'intelligence divine possède la science parfaite et totale de toutes choses.
Blessure du péché originel
La tradition théologique catholique enseigne que la raison humaine a été blessée par le péché originel. Avant la Chute, l'intelligence d'Adam était lumineuse et pénétrante, non soumise aux erreurs et aux difficultés qui accablent notre raison. Le péché a obscurci notre intelligence, la rendant sujette à l'erreur, à la confusion, et aux préjugés. Les passions désordonnées troublent le jugement ; l'orgueil conduit à l'erreur ; la paresse intellectuelle empêche la recherche de la vérité.
Cette blessure ne détruit pas la nature rationnelle de l'homme, mais l'affaiblit considérablement. C'est pourquoi même les vérités accessibles à la raison naturelle ont besoin d'être confirmées et purifiées par la Révélation. Dieu, dans sa miséricorde, a révélé non seulement les mystères surnaturels mais aussi certaines vérités naturelles pour que tous puissent les connaître facilement et avec certitude.
Nécessité de la grâce
Pour se tourner vers Dieu et désirer sincèrement la vérité, la raison blessée a besoin du secours de la grâce divine. Sans la grâce, l'homme tend à se replier sur lui-même, à chercher sa satisfaction dans les créatures, à fuir la lumière qui dérange ses habitudes pécheresses. La grâce éclaire l'intelligence, fortifie la volonté, et dispose l'homme à rechercher et à accepter la vérité.
Cette nécessité de la grâce n'annule pas la nature ni la liberté de la raison, mais les guérit et les élève. La grâce ne remplace pas la raison mais la perfectionne, lui permettant d'atteindre une connaissance plus haute et plus pure. C'est pourquoi la vie spirituelle, nourrie par la prière et les sacrements, est le climat le plus favorable à l'exercice authentique de la raison.
Erreurs concernant la raison
Le rationalisme
Le rationalisme est l'erreur qui attribue à la raison une autonomie et une capacité absolues, niant la nécessité de la Révélation et de la foi. Les rationalistes prétendent que la raison humaine peut, par ses propres forces, connaître toutes les vérités nécessaires au bonheur de l'homme, y compris les vérités religieuses. Ils rejettent les mystères de la foi comme contraires à la raison ou les réduisent à des vérités rationnelles accessibles à tous.
Cette erreur, développée par certains philosophes des Lumières et par le modernisme théologique, a été condamnée par le Magistère de l'Église. Le Concile Vatican I affirma contre le rationalisme que certaines vérités dépassent absolument la raison humaine et ne peuvent être connues que par la Révélation divine. Prétendre soumettre tous les mystères de la foi au jugement de la raison revient à détruire la foi elle-même.
Le fidéisme
À l'opposé du rationalisme, le fidéisme méprise la raison et affirme que seule la foi peut atteindre la vérité religieuse. Les fidéistes prétendent que la raison est incapable de connaître quoi que ce soit de Dieu et que toute tentative de raisonner sur les vérités de foi est illégitime et dangereuse. Ils prônent un acte de foi aveugle, sans fondement rationnel.
Cette erreur, elle aussi condamnée par l'Église, méconnaît la nature de la foi véritable qui, tout en dépassant la raison, n'est pas irrationnelle. La foi chrétienne s'appuie sur des fondements rationnels (existence de Dieu, crédibilité de la Révélation) et peut être défendue rationnellement contre les objections. Mépriser la raison, c'est mépriser un don de Dieu et priver la foi de ses fondements naturels nécessaires.
Le modernisme
Le modernisme, condamné par saint Pie X dans l'encyclique Pascendi (1907), représente une forme subtile de rationalisme qui distingue radicalement l'ordre de la foi et l'ordre de la raison jusqu'à les opposer. Les modernistes affirment que la foi relève du sentiment et de l'expérience subjective, tandis que la raison relève de la science objective. Ils en concluent qu'il peut y avoir contradiction entre ce qui est vrai pour la foi et ce qui est vrai pour la raison.
Cette double vérité détruit à la fois la foi et la raison. Si la foi n'a aucun rapport avec la vérité objective que la raison peut atteindre, elle devient une illusion subjective sans valeur. Si la raison contredit légitimement la foi, alors la foi est fausse et doit être abandonnée. L'Église maintient fermement que la vérité est une et que foi et raison, bien que distinctes, doivent converger dans l'unique vérité qui vient de Dieu.
Bon usage de la raison
Humilité intellectuelle
Le bon usage de la raison requiert d'abord l'humilité intellectuelle, qui reconnaît les limites de notre intelligence et notre dépendance envers Dieu pour connaître la vérité. L'orgueil intellectuel, qui prétend tout comprendre et tout juger par soi-même, conduit inévitablement à l'erreur. Le sage reconnaît qu'il y a beaucoup de choses qu'il ignore et qu'il doit apprendre humblement des autres et de la Tradition.
Cette humilité n'est pas scepticisme ni relativisme. Elle n'empêche pas d'affirmer avec certitude les vérités que la raison a solidement établies. Mais elle nous garde de l'arrogance qui refuse d'écouter, de l'entêtement qui s'obstine dans l'erreur, et de la présomption qui juge témérairement les mystères divins. L'humilité intellectuelle ouvre l'esprit à la vérité et dispose à recevoir la lumière de la foi.
Prudence et discernement
La prudence intellectuelle est nécessaire pour bien user de la raison. Elle nous fait distinguer les questions où la raison peut parvenir à la certitude et celles où elle doit se contenter de probabilité. Elle nous garde de l'obstination dans les opinions douteuses et de l'affirmation téméraire de ce qui n'est pas prouvé. Elle nous enseigne à proportionner notre assentiment à la force des preuves.
Le discernement permet de reconnaître les sophismes et les raisonnements fallacieux, de ne pas se laisser séduire par de belles paroles vides de sens, de juger sainement des arguments proposés. Cette vigilance intellectuelle est particulièrement nécessaire à notre époque où abondent les erreurs subtiles présentées sous des apparences savantes.
Recherche sincère de la vérité
Le bon usage de la raison implique une recherche sincère et désintéressée de la vérité. Il faut aimer la vérité pour elle-même, non pour l'utilité qu'on peut en tirer ou la satisfaction qu'elle procure. Cette recherche authentique suppose la droiture de la conscience, la pureté du cœur, et le détachement des préjugés et des passions qui obscurcissent le jugement.
La recherche de la vérité est un devoir moral fondé sur la dignité de la raison et la vocation de l'homme à connaître Dieu. Négliger cette recherche par paresse, se complaire dans l'erreur par orgueil, refuser la vérité par attachement au péché, sont des fautes graves contre la raison et contre Dieu qui nous a créés pour connaître et aimer la vérité.
La raison au service de la foi
Défense de la foi
La raison a un rôle important de défense de la foi contre les attaques et les objections. L'apologétique chrétienne use de la raison pour montrer la crédibilité de la Révélation, réfuter les objections contre la foi, et manifester l'harmonie entre foi et raison. Sans prétendre démontrer les mystères de la foi, l'apologétique établit les fondements rationnels de la crédibilité (miracles, prophéties, sainteté de l'Église, etc.).
Saint Pierre exhorte les chrétiens à être « toujours prêts à rendre raison de l'espérance qui est en vous » (1 P 3, 15). Cette apologétique rationnelle a été pratiquée par les Pères de l'Église, les docteurs scolastiques, et les apologistes modernes. Elle demeure nécessaire aujourd'hui pour répondre aux objections nombreuses contre la foi catholique et pour montrer que croire est un acte raisonnable, bien que surnaturel.
Théologie scientifique
La raison sert la foi dans l'élaboration de la théologie scolastique, science qui use de la raison pour approfondir l'intelligence des vérités révélées. Le théologien part de la foi, mais il emploie la raison pour organiser systématiquement les vérités révélées, en tirer des conclusions, résoudre les difficultés apparentes, et contempler les harmonies du mystère divin.
Les Questions disputées et la Somme Théologique de saint Thomas d'Aquin illustrent magnifiquement cet usage de la raison au service de la foi. Sans rien retrancher au mystère ni prétendre le comprendre exhaustivement, la théologie thomiste pénètre profondément dans les vérités révélées et en manifeste la cohérence interne et la beauté. Cette œuvre rationnelle de la théologie nourrit l'intelligence et dispose à la contemplation des réalités divines.
Vie morale et spirituelle
La raison éclaire également la vie morale et spirituelle du chrétien. La raison pratique, formée par la foi, juge de la licéité des actions, discerne les moyens appropriés pour atteindre la perfection, règle les exercices de piété et de mortification. Sans cette lumière de la raison, la vie spirituelle risque de s'égarer dans l'illusion, le fanatisme, ou les excès imprudents.
Les grands maîtres spirituels ont toujours insisté sur l'importance de la prudence et du discernement dans la vie intérieure. La direction spirituelle fait appel à la raison pour guider les âmes dans les voies de Dieu. Les règles pour le discernement des esprits établies par saint Ignace de Loyola témoignent de l'usage de la raison au service de la vie mystique.
Articles connexes
Conclusion
La raison est un don précieux de Dieu qui permet à l'homme de connaître la vérité et de s'ordonner au bien. Ni idolâtrée comme dans le rationalisme, ni méprisée comme dans le fidéisme, la raison doit être reconnue dans sa juste valeur et ses justes limites. Au service de la foi et éclairée par elle, la raison humaine peut s'épanouir pleinement et contribuer à la gloire de Dieu et au bonheur de l'homme. Que les chrétiens cultivent leur raison par l'étude sérieuse et l'usage au service de la vérité et de la charité.