Définition
La contemplation est la forme supérieure de l'oraison, consistant en un regard simple, aimant et prolongé sur Dieu et les réalités divines. Elle se distingue de la méditation discursive par sa simplicité : tandis que la méditation multiplie les raisonnements et les considérations, la contemplation se repose dans une vue intuitive et unifiante de la vérité divine. C'est, selon saint Thomas d'Aquin, "la simple vue de la vérité" (simplex intuitus veritatis).
Dans la contemplation, l'âme ne cherche plus Dieu par de longs raisonnements, mais le regarde amoureusement dans une attention simple et paisible. Elle réalise l'exhortation du Psalmiste : "Goûtez et voyez combien le Seigneur est bon" (Ps 33, 9). Cette expérience spirituelle suppose une profonde purification intérieure et constitue le sommet de la vie de prière à laquelle tous les chrétiens sont appelés selon leur vocation propre.
La tradition spirituelle catholique enseigne que la contemplation représente l'épanouissement normal de la vie de la grâce. Saint Jean de la Croix affirme que "Dieu ne conduit pas toutes les âmes par le même chemin", mais que la voie contemplative est offerte à tous ceux qui se disposent généreusement à recevoir ce don. La contemplation n'est pas réservée à une élite, mais demeure accessible à toute âme fidèle à la grâce divine.
Contemplation acquise et contemplation infuse
La contemplation acquise
La contemplation acquise (ou active) résulte de l'effort humain aidé de la grâce ordinaire. C'est le fruit naturel d'une vie de méditation assidue : l'âme qui a longtemps médité les vérités de la foi parvient progressivement à une vue synthétique et simple qui lui permet de contempler ces vérités sans effort de raisonnement. Cette forme de contemplation se développe par la pratique régulière de l'oraison mentale et par la fidélité aux exercices spirituels.
Cette contemplation peut être préparée et cultivée par des méthodes appropriées. L'âme s'habitue peu à peu à simplifier sa prière, à réduire les considérations multiples pour se fixer sur un seul point de la vérité divine. Elle apprend à demeurer en présence de Dieu dans un regard affectueux et paisible. Saint François de Sales recommande cette "oraison de simple regard" comme le fruit mûr d'une vie de prière fidèle.
La contemplation infuse
La contemplation infuse (ou passive) est un don gratuit de Dieu qui dépasse les capacités naturelles de l'homme, même aidé de la grâce ordinaire. C'est une connaissance expérimentale de Dieu communiquée directement par l'Esprit Saint à l'âme passive et réceptive. Dans cette forme supérieure de contemplation, ce n'est plus l'homme qui contemple par ses propres efforts, mais Dieu qui se manifeste à l'âme selon son bon plaisir.
Saint Jean de la Croix décrit cette contemplation comme "une connaissance amoureuse, générale et confuse de Dieu". Elle se caractérise par trois signes : l'impossibilité de méditer comme auparavant, le manque de goût pour les créatures, et le désir d'être seul avec Dieu dans une attention amoureuse. Cette contemplation infuse marque l'entrée dans la vie mystique proprement dite et suppose une purification profonde de l'âme.
Distinction et continuité
Bien que la contemplation acquise et la contemplation infuse soient réellement distinctes, elles ne s'opposent pas mais se complètent. La contemplation acquise prépare normalement l'âme à recevoir le don de la contemplation infuse. Celle-ci ne détruit pas les acquis de celle-là, mais les perfectionne et les élève à un niveau supérieur. Saint Thomas enseigne que la grâce perfectionne la nature sans la détruire.
Les théologiens débattent pour savoir si la contemplation infuse appartient à la voie normale de la sainteté ou reste un don extraordinaire. L'école thérésienne-johannique, représentée par sainte Thérèse d'Avila et saint Jean de la Croix, enseigne que la contemplation infuse est le développement normal de la vie de la grâce pour toute âme fidèle. D'autres auteurs la considèrent comme un don mystique extraordinaire non nécessaire à la perfection chrétienne.
Nature de la contemplation
Le regard simple sur Dieu
La contemplation se caractérise essentiellement par la simplicité du regard. Tandis que la méditation multiplie les actes distincts de l'intelligence et de la volonté - considérations, affections, résolutions - la contemplation unifie tous ces actes en une seule vue aimante. L'âme regarde Dieu sans effort, comme on regarde une personne aimée, dans une attention à la fois intellectuelle et affective.
Ce regard simple ne signifie pas absence d'activité, mais activité unifiée et intensifiée. L'intelligence et la volonté opèrent ensemble dans un acte qui est simultanément connaissance et amour. Saint Thomas compare cette connaissance contemplative à la vision béatifique du ciel, dont elle est comme un avant-goût et une anticipation. La contemplation est déjà, de manière imparfaite, cette "vision face à face" promise aux élus.
L'amour contemplatif
La contemplation chrétienne n'est jamais purement intellectuelle, mais essentiellement amoureuse. Elle procède de la charité et tend à la charité. Saint Grégoire le Grand enseigne que "l'amour lui-même est connaissance" (amor ipse notitia est). C'est par l'amour que l'âme pénètre dans les profondeurs divines et goûte la douceur de Dieu.
Cet amour contemplatif se caractérise par sa pureté : il cherche Dieu pour lui-même, non pour les consolations spirituelles ou les dons qu'il accorde. Il est désintéressé, généreux, et prêt à tout sacrifice pour plaire au Bien-Aimé. Saint Jean de la Croix décrit ce pur amour comme le propre des âmes parvenues à l'union transformante avec Dieu.
La connaissance expérimentale de Dieu
La contemplation donne une connaissance expérimentale de Dieu qui dépasse la simple connaissance abstraite de la théologie. Il ne s'agit plus seulement de savoir que Dieu existe et connaître ses attributs par le raisonnement, mais de le toucher pour ainsi dire, de le goûter, d'expérimenter sa présence. Saint Bernard distingue la connaissance "par le toucher" (per experientiam) de la connaissance "par l'ouïe" (per auditum).
Cette expérience mystique ne se confond pas avec le sentimentalisme ou l'émotivité religieuse. Elle est œuvre de l'intelligence illuminée par les dons du Saint-Esprit, particulièrement les dons de sagesse et d'intelligence. Elle procure une certitude intime de la présence divine qui dépasse toute démonstration rationnelle et toute consolation sensible.
Degrés et formes de la contemplation
Les demeures du château intérieur
Sainte Thérèse d'Avila a décrit les étapes de la vie contemplative dans son Château intérieur en parlant de sept demeures que l'âme traverse pour parvenir à l'union parfaite avec Dieu. Les trois premières demeures correspondent à la vie ascétique ordinaire où l'âme combat ses défauts et pratique les vertus. C'est le temps de la méditation discursive et de la purification active.
Les quatrièmes demeures marquent le passage à la contemplation infuse avec l'oraison de quiétude, où l'âme commence à goûter la présence divine d'une manière passive. Les cinquièmes demeures comportent l'oraison d'union où les puissances de l'âme sont captivées par Dieu. Les sixièmes demeures approfondissent cette union par des grâces mystiques extraordinaires accompagnées souvent de grandes souffrances purificatrices.
Les septièmes demeures réalisent le mariage spirituel, union transformante et permanente de l'âme avec Dieu. À ce degré suprême, l'âme vit habituellement dans la présence divine et agit sous la motion constante de l'Esprit Saint. C'est l'état des plus grands saints qui unissent la contemplation la plus élevée à l'action la plus féconde.
La nuit obscure
Saint Jean de la Croix enseigne que le passage à la contemplation infuse s'accompagne de purifications douloureuses qu'il appelle nuits obscures. La nuit obscure du sens purifie les appétits sensibles et détache l'âme des consolations spirituelles pour qu'elle cherche Dieu seul. La nuit obscure de l'esprit purifie l'intelligence et la volonté de leurs imperfections subtiles et prépare l'âme à l'union transformante.
Ces nuits sont obscures parce que l'âme perd ses lumières ordinaires et ses goûts spirituels sans encore posséder pleinement la lumière divine. Elle se sent abandonnée de Dieu alors qu'en réalité Dieu travaille en elle plus intimement que jamais. Cette obscurité est le signe d'une action divine qui dépasse les capacités de l'âme et la transforme progressivement.
Les grâces mystiques extraordinaires
La contemplation peut s'accompagner de grâces extraordinaires telles que les visions, locutions intérieures, extases, lévitations, stigmates, etc. Ces phénomènes ne sont pas l'essence de la contemplation et ne prouvent pas nécessairement la sainteté. Ils sont des grâces gratuitement données (gratiae gratis datae) pour le bien d'autrui plutôt que pour la sanctification personnelle.
L'Église enseigne qu'il faut accueillir ces grâces avec humilité si Dieu les donne, mais ne jamais les désirer ni les rechercher. Elles exposent à de nombreux dangers : illusion, orgueil, curiosité malsaine. Les véritables contemplatifs, comme saint Jean de la Croix et sainte Thérèse, recommandent de n'y attacher aucune importance et de se concentrer sur la croissance dans la charité et l'humilité.
Contemplation et action
Unité de la vie chrétienne
La contemplation et l'action ne s'opposent pas dans la vie chrétienne authentique, mais se complètent harmonieusement. La contemplation sans action risque de tomber dans le quiétisme stérile ; l'action sans contemplation dégénère en activisme vide. La vie chrétienne parfaite unit le regard sur Dieu et le service du prochain, selon le double commandement de l'amour de Dieu et de l'amour du prochain.
Saint Thomas d'Aquin enseigne que "il vaut mieux contempler et donner aux autres le fruit de sa contemplation que simplement contempler" (melius est contemplari et contemplata aliis tradere quam solum contemplari). Cette formule résume l'idéal de la vie apostolique qui tire de la contemplation la lumière et la force pour éclairer et sanctifier les âmes. C'est l'esprit de l'Ordre dominicain dont saint Thomas était membre.
Les vocations contemplatives
Certaines vocations religieuses sont spécifiquement contemplatives, comme les Chartreux, les Carmélites, les Clarisses. Ces âmes consacrent leur vie entière à la prière et à la contemplation dans le silence et la solitude du cloître. Loin d'être inutiles au monde, elles exercent un apostolat caché mais très fécond par leur intercession et leur union à Dieu. Sainte Thérèse de Lisieux, cloîtrée au Carmel, fut proclamée patronne des missions.
La vie contemplative pure demande des grâces spéciales et ne convient pas à tous. Mais tout chrétien, quel que soit son état de vie, est appelé à cultiver un esprit contemplatif au milieu de ses occupations. Le père de famille, l'ouvrier, le marchand peuvent être contemplatifs en union avec Dieu à travers leurs tâches quotidiennes, selon l'enseignement de saint Josémaria Escriva sur la sanctification du travail ordinaire.
Contemplation et apostolat
L'apostolat le plus fécond jaillit d'une vie contemplative intense. Les grands apôtres de l'Église - saint Paul, saint Dominique, saint François Xavier, saint Vincent de Paul - ont tous été des contemplatifs profondément unis à Dieu avant d'être des hommes d'action. Leur efficacité apostolique découlait de leur vie intérieure, non de leurs seules capacités naturelles ou de leurs méthodes extérieures.
La contemplation donne à l'apostolat sa lumière, sa force et sa fécondité surnaturelle. Elle préserve du découragement dans les épreuves, de l'orgueil dans les succès, et de la dissipation dans le tourbillon des activités. Elle maintient l'âme dans la dépendance de Dieu et dans la conscience que "sans moi, vous ne pouvez rien faire" (Jn 15, 5). C'est pourquoi tous les apôtres doivent être des hommes de prière avant d'être des hommes d'action.
La mystique chrétienne
Nature de la mystique
La mystique chrétienne désigne l'ensemble des manifestations de la vie spirituelle où Dieu se communique à l'âme d'une manière immédiate et expérimentale. Elle se distingue de l'ascèse ordinaire par le caractère passif et infus des grâces reçues. Dans la vie ascétique, l'âme agit surtout par ses propres efforts aidés de la grâce ; dans la vie mystique, Dieu agit directement en l'âme qui demeure passive et réceptive.
La mystique authentique se reconnaît à ses fruits : croissance dans l'humilité et la charité, détachement des créatures, conformité à la volonté divine, patience dans les épreuves. Elle produit une transformation profonde de l'âme qui devient progressivement semblable au Christ. Les faux mysticismes, au contraire, engendrent l'orgueil, l'agitation, le mépris de l'autorité, et la recherche de soi.
Caractères de la mystique catholique
La mystique catholique se caractérise d'abord par son christocentrisme : elle est essentiellement union au Christ, imitation de ses mystères, participation à sa vie. Elle n'est pas fusion panthéiste avec un absolu impersonnel, mais communion d'amour avec le Dieu personnel révélé en Jésus-Christ. Le mystère de l'Incarnation demeure au centre de la contemplation chrétienne.
Elle est également ecclésiale : elle se vit dans l'Église et par l'Église, en union avec la liturgie et les sacrements. Le mystique chrétien ne cherche pas des expériences extraordinaires hors des voies ordinaires de la grâce, mais accueille humblement les dons de Dieu à travers les moyens institués par le Christ. Il reste soumis à l'autorité de l'Église et au discernement de son directeur spirituel.
Discernement des esprits
Le discernement des esprits est l'art de distinguer ce qui vient de Dieu, ce qui vient de la nature humaine, et ce qui vient du démon dans les phénomènes spirituels. Saint Ignace de Loyola a développé des règles précises pour ce discernement dans ses Exercices Spirituels. Les principaux critères sont : l'humilité, la paix, la conformité à la doctrine catholique, l'obéissance, et les fruits de sainteté.
Les illusions spirituelles sont nombreuses et dangereuses. L'orgueil spirituel fait prendre pour des grâces divines ce qui n'est que satisfaction naturelle. L'imagination exaltée produit des visions et des révélations purement subjectives. Le démon lui-même peut se transformer en ange de lumière pour séduire les âmes. D'où la nécessité absolue de la direction spirituelle et de la docilité à l'Église.
Les grands contemplatifs de l'Église
Les Pères du désert
Les premiers grands contemplatifs chrétiens furent les Pères du désert des IIIe et IVe siècles. Saint Antoine, saint Pacôme, saint Macaire et leurs disciples se retirèrent dans les solitudes d'Égypte pour se consacrer à la prière continuelle et au combat contre les démons. Leurs enseignements sur l'oraison, la garde du cœur, et le discernement spirituel ont nourri toute la tradition contemplative ultérieure.
Ces moines enseignaient la "prière pure" ou "prière du cœur", oraison simple et continuelle qui anticipe la contemplation infuse. Leurs écrits, conservés dans les Apophtegmes et les œuvres de saint Jean Cassien, révèlent une profonde expérience de Dieu et une science spirituelle remarquable. Ils sont les pionniers de la vie monastique contemplative qui s'épanouira dans toute l'Église.
Les grands mystiques médiévaux
Le Moyen Âge a produit de nombreux contemplatifs éminents. Saint Bernard de Clairvaux (1090-1153) unissait une contemplation très élevée à une activité apostolique intense. Ses sermons sur le Cantique des Cantiques sont un sommet de la théologie mystique. Sainte Hildegarde de Bingen, sainte Gertrude, sainte Mechtilde furent favorisées de visions et de révélations extraordinaires.
Les mystiques rhéno-flamands comme Maître Eckhart, Jean Tauler, et Jean Ruysbroeck développèrent une théologie contemplative profonde, parfois à la limite de l'orthodoxie. Sainte Catherine de Sienne combina une vie contemplative intense avec un rôle politique important au service de l'Église. Ces saints montrent la diversité des voies contemplatives dans la tradition catholique.
Les réformateurs carmélitains
Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582) et saint Jean de la Croix (1542-1591) sont les docteurs mystiques par excellence de l'Église catholique. Réformateurs de l'Ordre du Carmel, ils ont laissé des œuvres qui demeurent les références classiques de la théologie mystique. Les écrits de sainte Thérèse - Le Château intérieur, Le Chemin de la perfection, La Vie - décrivent les étapes de l'oraison avec une clarté et une précision remarquables.
Saint Jean de la Croix a exposé dans La Montée du Carmel, La Nuit obscure, Le Cantique spirituel et La Vive Flamme d'amour la doctrine la plus complète et la plus sûre sur la contemplation infuse et l'union transformante. Déclaré Docteur de l'Église en 1926, il est considéré comme le maître par excellence de la vie mystique. Leurs enseignements convergent pour montrer que la contemplation est l'épanouissement normal de la vie chrétienne authentique.
Les contemplatifs modernes
L'époque moderne a vu fleurir de grands contemplatifs comme saint François de Sales, auteur du Traité de l'amour de Dieu, sainte Thérèse de Lisieux avec sa "petite voie" d'enfance spirituelle, sainte Élisabeth de la Trinité qui vécut une contemplation trinitaire intense. Le bienheureux Charles de Foucauld incarna l'idéal de la contemplation dans la solitude du désert au service de l'évangélisation.
Au XXe siècle, des contemplatifs comme le père Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus, sainte Faustine Kowalska, et de nombreux mystiques inconnus ont maintenu vivante la tradition contemplative. Leurs témoignages confirment que la grâce de la contemplation continue d'être offerte aux âmes fidèles dans tous les états de vie.
Obstacles et dispositions
Les obstacles à la contemplation
Le principal obstacle à la contemplation est le péché, particulièrement le péché mortel qui tue la charité et rompt l'union avec Dieu. Les péchés véniels délibérés, les attaches désordonnées aux créatures, la recherche des satisfactions sensibles entravent également le progrès contemplatif. L'âme ne peut s'élever à Dieu si elle reste attachée aux biens terrestres.
L'agitation extérieure et la dissipation intérieure empêchent le recueillement nécessaire à la contemplation. Le tumulte du monde, la multiplicité des occupations, la curiosité qui disperse l'attention sont autant d'obstacles à surmonter. Il faut cultiver le silence extérieur et intérieur, garder son cœur des préoccupations inutiles, et pratiquer le recueillement habituel.
Les dispositions requises
La contemplation requiert d'abord la pureté du cœur. "Bienheureux les cœurs purs, car ils verront Dieu" (Mt 5, 8). Cette pureté s'acquiert par la mortification des passions, la fuite des occasions de péché, et la pratique généreuse de toutes les vertus. L'âme doit être purifiée de l'amour désordonné de soi, des créatures, et même des consolations spirituelles.
L'humilité est également indispensable : "Dieu résiste aux orgueilleux et donne sa grâce aux humbles" (Jc 4, 6). L'âme humble reconnaît son néant et sa totale dépendance de Dieu. Elle ne présume pas de ses forces mais compte uniquement sur la grâce divine. Elle accepte de n'être rien pour que Dieu soit tout en elle.
La fidélité à l'oraison
La contemplation se prépare par la fidélité à l'oraison quotidienne. Même si l'oraison semble aride et difficile, il faut persévérer avec constance. C'est dans cette fidélité humble que Dieu prépare l'âme au don de la contemplation. Sainte Thérèse d'Avila affirmait qu'elle n'avait jamais connu d'âme parvenue à la contemplation élevée sans une longue pratique de l'oraison mentale.
Il faut également cultiver la vie sacramentelle, particulièrement la communion eucharistique fréquente et la confession régulière. Les sacrements sont les canaux privilégiés de la grâce divine qui purifie, illumine et transforme l'âme. La contemplation authentique est toujours enracinée dans la vie liturgique et sacramentelle de l'Église.
Articles connexes
- La Méditation
- L'Oraison mentale
- La Mystique chrétienne
- La Vie intérieure
- L'Esprit Saint
- La Grâce sanctifiante
- Les Vertus théologales
- La Direction spirituelle
Conclusion
La contemplation est le sommet de la vie chrétienne sur terre, anticipation de la vision béatifique du ciel. Loin d'être réservée à quelques privilégiés, elle est offerte à tous les baptisés qui se disposent généreusement à recevoir ce don. Que chaque chrétien cultive une vie intérieure profonde, nourrisse son âme de prière et de sacrements, et s'abandonne avec confiance à l'action de l'Esprit Saint qui conduit les âmes fidèles à l'union transformante avec Dieu.