Définition
La Rédemption est l'œuvre salvatrice accomplie par Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui par sa Passion, sa mort, et sa Résurrection, a racheté (redemptio, rachat) l'humanité déchue du péché et de ses conséquences : la mort éternelle, l'esclavage du démon, et la séparation d'avec Dieu. Elle constitue le mystère central de la foi catholique, le fondement de toute notre espérance de salut, et la manifestation suprême de l'amour de Dieu pour les hommes.
Le terme « rédemption » évoque l'image d'un rachat, comme lorsqu'on paye une rançon pour libérer un captif. L'humanité, captive du péché depuis la chute d'Adam, ne pouvait se libérer par ses propres forces. Dieu, dans son infinie miséricorde, a envoyé son Fils unique pour payer le prix de notre libération par le sacrifice de sa vie. Cette œuvre de rédemption manifeste simultanément la justice et la miséricorde divines, la sainteté de Dieu et son amour sans mesure.
Nécessité de la Rédemption
La chute originelle
La Rédemption trouve sa raison d'être dans le péché originel commis par nos premiers parents. Adam et Ève, créés dans l'état de grâce et dotés de dons surnaturels et préternaturels, ont désobéi à Dieu et perdu pour eux et pour toute leur descendance ces dons précieux. Par le péché, ils se sont séparés de Dieu, source de vie, et ont introduit dans le monde la mort, la souffrance, et l'esclavage des passions désordonnées.
Cette chute originelle a constitué une offense infinie à Dieu, puisque la gravité d'une offense se mesure à la dignité de celui qui est offensé. L'homme, créature finie, ne pouvait offrir une satisfaction proportionnée à cette offense infinie. Seul Dieu pouvait réparer l'offense faite à Dieu. D'où la nécessité d'un Rédempteur qui soit à la fois Dieu et homme : Dieu pour que son acte ait une valeur infinie, homme pour qu'il puisse souffrir et mourir à notre place.
L'impuissance humaine
Après le péché originel, l'humanité se trouvait dans l'incapacité absolue de se réconcilier avec Dieu par ses propres forces. Les sacrifices de l'Ancien Testament, les bonnes œuvres, les pénitences, tout cela était insuffisant pour expier une offense infinie. Les patriarches et les prophètes de l'ancienne Alliance ne pouvaient qu'attendre et implorer le Rédempteur promis, le Messie qui viendrait sauver son peuple.
Cette impuissance radicale de l'homme déchu manifeste l'absolue nécessité de la grâce divine pour le salut. L'homme ne peut se sauver lui-même ; il a besoin d'être sauvé par un autre, par Dieu lui-même. Cette vérité s'oppose frontalement au pélagianisme et à toutes les erreurs qui prétendent que l'homme peut mériter le salut par ses propres forces sans la grâce du Christ Rédempteur.
Le Rédempteur : Jésus-Christ
Vraiment Dieu et vraiment homme
Pour accomplir l'œuvre de Rédemption, le Rédempteur devait être à la fois vrai Dieu et vrai homme. Saint Thomas d'Aquin explique dans la Somme Théologique que le Verbe éternel s'est fait chair précisément pour pouvoir souffrir et mourir (ce que Dieu comme tel ne peut faire) tout en donnant à son sacrifice une valeur infinie (ce qu'un pur homme ne peut faire).
L'union hypostatique, c'est-à-dire l'union de la nature divine et de la nature humaine dans la unique Personne du Verbe, est le fondement métaphysique de la Rédemption. Parce que celui qui souffre et meurt sur la Croix est une Personne divine, chacun de ses actes, chacune de ses souffrances, a une valeur infinie suffisante pour racheter non seulement le monde actuel mais une infinité de mondes.
Le nouvel Adam
Saint Paul présente le Christ comme le nouvel Adam : « Comme tous meurent en Adam, tous aussi revivront dans le Christ » (1 Co 15, 22). Le premier Adam, par sa désobéissance, a entraîné toute l'humanité dans le péché et la mort. Le second Adam, par son obéissance jusqu'à la mort de la Croix, restaure l'humanité dans la grâce et la vie. Il accomplit ce que le premier Adam aurait dû faire et répare sa faute.
Cette théologie du nouvel Adam souligne la solidarité mystérieuse qui unit tous les hommes au Christ comme ils étaient unis à Adam. De même que nous héritons du péché d'Adam par génération naturelle, nous sommes rachetés par le Christ par régénération surnaturelle dans le baptême. Le Christ est ainsi la tête d'une humanité nouvelle, rachetée et sanctifiée.
Le Médiateur
Le Christ est l'unique Médiateur entre Dieu et les hommes : « Il n'y a qu'un seul Dieu, un seul médiateur entre Dieu et les hommes, le Christ Jésus, homme lui-même, qui s'est livré en rançon pour tous » (1 Tm 2, 5-6). Par sa nature humaine, il touche aux hommes qu'il représente ; par sa nature divine, il touche à Dieu qu'il veut apaiser. Il réunit en sa Personne le Ciel et la terre, Dieu et l'homme.
Cette médiation du Christ est absolue et exclusive. Toute grâce qui descend de Dieu aux hommes passe par le Christ ; toute prière et tout mérite qui monte des hommes à Dieu passe également par lui. Les saints et la Vierge Marie ne sont médiateurs qu'en dépendance du Christ et en participation à son unique médiation. Lui seul est le prêtre suprême qui offre le sacrifice parfait agréable à Dieu.
La théorie de la satisfaction
Fondement théologique
La théorie classique de la Rédemption, développée notamment par saint Anselme de Cantorbéry et saint Thomas d'Aquin, est celle de la satisfaction vicaire. Le péché offense Dieu et exige réparation. L'homme pécheur ne pouvant offrir une satisfaction adéquate, le Christ, Homme-Dieu, offre à la place de l'humanité une satisfaction surabondante par sa Passion et sa mort.
Cette satisfaction n'est pas un paiement au sens commercial du terme, comme si Dieu était un créancier exigeant. C'est plutôt la réparation d'honneur due à la majesté divine offensée. Le Christ, innocent et saint, prend sur lui le châtiment mérité par nos péchés et offre à Dieu, par amour et obéissance, une compensation infiniment précieuse qui restaure l'ordre de la justice violé par le péché.
Justice et miséricorde
La Rédemption manifeste harmonieusement la justice et la miséricorde de Dieu. La justice exige que le péché soit puni et réparé ; la miséricorde désire pardonner et sauver. Dans la Croix du Christ, ces deux attributs divins se rencontrent parfaitement : la justice est satisfaite par la satisfaction offerte par le Christ ; la miséricorde triomphe en appliquant aux pécheurs les mérites du Rédempteur.
Dieu aurait pu pardonner gratuitement sans exiger de satisfaction, puisqu'il est souverain et libre. Mais il a voulu manifester sa justice tout en déployant sa miséricorde. En exigeant une vraie satisfaction mais en la fournissant lui-même par le don de son Fils, Dieu montre à la fois sa sainteté qui ne peut tolérer le péché, et son amour qui va jusqu'au sacrifice de ce qu'il a de plus précieux.
Valeur infinie du sacrifice
Le sacrifice du Christ possède une valeur infinie parce que c'est une Personne divine qui l'offre. Même si ses souffrances, en tant qu'humaines, étaient finies et limitées, elles recevaient une dignité et une valeur infinies de la Personne du Verbe qui les subissait. Une seule goutte du sang du Christ aurait suffi à racheter le monde entier et une infinité de mondes, tant est précieux ce sang divin.
Cette surabondance de la satisfaction est soulignée par saint Paul : « Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé » (Rm 5, 20). Le Christ n'a pas seulement compensé exactement le péché d'Adam ; il a offert infiniment plus. Par sa Passion, il a non seulement effacé nos dettes mais nous a mérité des richesses infinies de grâce. La Rédemption n'est pas simplement une restauration de l'état originel, mais une élévation à un état supérieur.
Les mystères de la vie du Christ
L'Incarnation
L'Incarnation du Verbe est le premier acte de la Rédemption. En assumant la nature humaine dans le sein virginal de Marie, le Fils de Dieu commence déjà l'œuvre de notre salut. L'union de Dieu et de l'homme dans la Personne du Christ réconcilie en principe l'humanité avec Dieu et sanctifie la nature humaine en l'élevant à une dignité inouïe.
Toute la vie du Christ, depuis sa conception jusqu'à sa mort, a eu une valeur rédemptrice. Chacune de ses actions, de ses paroles, de ses souffrances, méritait pour nous et nous obtenait des grâces. Cependant, c'est dans sa Passion et sa mort que la Rédemption a atteint son sommet, car c'est là que l'amour du Christ et l'horreur du péché se sont manifestés avec le plus d'éclat.
La Passion
La Passion du Christ, de l'agonie au jardin des Oliviers jusqu'à sa mort sur la Croix, constitue le cœur de l'œuvre rédemptrice. Dans ses souffrances inouïes, tant physiques que morales et spirituelles, le Christ a offert au Père une satisfaction surabondante pour tous les péchés de l'humanité. Il a porté nos fautes, subi à notre place le châtiment qui nous était dû, et mérité pour nous le pardon et la grâce.
Les souffrances du Christ dépassent en intensité toutes les souffrances humaines. Sa sensibilité physique, parfaite et non émoussée par le péché, rendait sa douleur plus vive. Sa connaissance claire de tous les péchés des hommes et de l'ingratitude de beaucoup envers son sacrifice ajoutait une souffrance morale immense. L'abandon apparent du Père sur la Croix (« Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? ») représentait une épreuve spirituelle insondable.
La mort et la descente aux enfers
La mort du Christ sur la Croix a consommé le sacrifice rédempteur. En rendant son esprit entre les mains du Père, Jésus achève l'œuvre que le Père lui avait confiée. Sa mort volontaire et aimante, acceptée librement par obéissance et par amour, détruit le pouvoir de la mort sur l'humanité et ouvre les portes du Ciel fermées depuis le péché d'Adam.
Après sa mort et avant sa Résurrection, l'âme du Christ descendit aux enfers (limbes des Pères) pour annoncer la bonne nouvelle de la Rédemption aux justes de l'Ancien Testament qui attendaient leur libération. Cette descente aux enfers manifeste l'universalité de la Rédemption : le Christ est venu sauver non seulement les vivants mais aussi les morts, tous ceux qui avaient espéré en lui avant sa venue.
La Résurrection
La Résurrection du Christ le troisième jour est l'achèvement glorieux de la Rédemption. Elle manifeste la victoire du Christ sur la mort et le péché, confirme sa divinité et la vérité de son enseignement, et est la cause de notre propre résurrection future. Sans la Résurrection, enseigne saint Paul, notre foi serait vaine et nous serions encore dans nos péchés (1 Co 15, 17).
La Résurrection n'est pas seulement la preuve de la Rédemption accomplie ; elle en est partie intégrante. Le Christ est ressuscité pour notre justification (Rm 4, 25). Par sa Résurrection, il nous communique la vie nouvelle de la grâce, nous fait participants de sa vie divine, et nous donne l'espérance certaine de la résurrection glorieuse de nos propres corps.
Universalité de la Rédemption
Rédemption objective universelle
La Rédemption accomplie par le Christ est objectivement universelle : le Christ est mort pour tous les hommes sans exception. Saint Paul affirme clairement : « Il a voulu que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (1 Tm 2, 4). Le Christ « est la victime de propitiation pour nos péchés, et non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier » (1 Jn 2, 2).
Cette universalité objective signifie que le Christ a mérité pour tous les hommes, de tous les temps et de tous les lieux, les grâces suffisantes pour leur salut. Aucun homme n'est exclu a priori du bénéfice de la Rédemption. Dieu veut sincèrement sauver tous les hommes et leur offre à tous les moyens nécessaires pour être sauvés, même si ces moyens varient selon les circonstances.
Application subjective
Si la Rédemption est objectivement universelle, son application subjective dépend de la libre coopération de chaque homme avec la grâce. Dieu respecte la liberté humaine qu'il a créée ; il ne sauve personne contre sa volonté. Pour bénéficier effectivement de la Rédemption, l'homme doit croire au Christ, recevoir le baptême, et vivre selon les commandements de Dieu.
Cette nécessité de la coopération humaine explique que, bien que le Christ soit mort pour tous, tous ne sont pas effectivement sauvés. Certains, par leur obstination dans le péché et leur refus de la grâce, se condamnent eux-mêmes. Dieu leur offrait sincèrement le salut, mais ils l'ont refusé. La Rédemption est ainsi suffisante pour tous mais efficace seulement pour ceux qui coopèrent avec la grâce.
Application de la Rédemption
Par la foi
Le premier moyen par lequel la Rédemption s'applique à l'âme est la foi. « Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé » (Mc 16, 16). La foi au Christ Rédempteur est la condition fondamentale du salut. Cette foi n'est pas une simple opinion ou un sentiment, mais l'adhésion ferme de l'intelligence aux vérités révélées par Dieu et proposées par l'Église, spécialement le mystère de la Rédemption.
La foi véritable implique la confiance en la miséricorde de Dieu et en l'efficacité du sacrifice du Christ pour nous sauver. Elle suppose l'espérance du salut fondée non sur nos mérites mais sur les mérites infinis du Rédempteur. Sans cette foi, il est impossible de plaire à Dieu et de recevoir la justification.
Par les sacrements
Les sacrements sont les canaux privilégiés par lesquels les mérites de la Rédemption sont appliqués aux âmes. Le baptême efface le péché originel et les péchés personnels, nous fait membres du Christ et de son Église, et nous communique la vie de la grâce. La pénitence applique aux péchés commis après le baptême le pouvoir rédempteur du sang du Christ.
L'Eucharistie rend présent le sacrifice même du Christ sur la Croix et nous permet de nous unir à ce sacrifice et d'en recevoir les fruits. Tous les sacrements tirent leur efficacité de la Passion du Christ ; ils sont comme des conduits qui font couler jusqu'à nous le sang précieux versé au Calvaire. C'est pourquoi les sacrements sont absolument nécessaires au salut.
Par la prière et les bonnes œuvres
La prière et les bonnes œuvres sont aussi des moyens d'application de la Rédemption. La prière, surtout quand elle se fait au nom du Christ et en union avec lui, obtient infailliblement les grâces nécessaires au salut. Les bonnes œuvres accomplies en état de grâce et par charité, bien qu'elles ne puissent par elles-mêmes mériter le salut, sont cependant récompensées par Dieu en vertu des mérites du Christ.
Ces moyens n'ajoutent rien à la valeur intrinsèque de la Rédemption, qui est infinie, mais disposent l'âme à recevoir les grâces méritées par le Christ. C'est comme un canal qui doit être ouvert pour que l'eau y coule : les mérites du Christ sont comme une source inépuisable, mais notre coopération est nécessaire pour que ces grâces parviennent effectivement à notre âme.
La corédemption mariale
Participation de Marie
La tradition catholique reconnaît une participation spéciale de la Vierge Marie à l'œuvre de la Rédemption. Marie, en donnant son consentement à l'Incarnation, a permis au Verbe de s'incarner et donc d'accomplir la Rédemption. Durant toute la vie du Christ, et spécialement au pied de la Croix, elle s'est unie intimement aux souffrances de son Fils, offrant avec lui le sacrifice rédempteur.
Cette coopération de Marie ne signifie pas qu'elle est Rédemptrice au même titre que le Christ, qui seul est le Rédempteur principal et suffisant. Mais elle a coopéré à la Rédemption d'une manière unique, comme aucune autre créature ne l'a fait. Son titre de Corédemptrice (utilisé par plusieurs papes sans être un dogme défini) exprime cette participation singulière à l'œuvre salvatrice de son Fils.
Médiatrice de toutes les grâces
En vertu de sa corédemption, Marie est aussi Médiatrice de toutes les grâces. Toutes les grâces qui nous viennent du Christ passent par les mains de Marie, qui les distribue selon la volonté divine. Cette médiation maternelle ne diminue en rien l'unique médiation du Christ ; au contraire, elle en découle et la manifeste, car c'est le Christ qui a voulu associer sa Mère à son œuvre rédemptrice.
La dévotion à Marie comme Corédemptrice et Médiatrice encourage les fidèles à s'unir à elle dans l'offrande du sacrifice du Christ et à recourir à sa puissante intercession pour obtenir les grâces de la Rédemption. Comme elle s'est tenue debout au pied de la Croix, elle nous aide à porter notre croix à la suite de son Fils.
Fruits de la Rédemption
Réconciliation avec Dieu
Le premier fruit de la Rédemption est la réconciliation de l'humanité avec Dieu. Le péché avait créé une séparation entre Dieu et l'homme ; le Christ, par sa mort, a détruit le mur de séparation et rétabli la paix. « Nous qui étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils » (Rm 5, 10). Cette réconciliation restaure l'amitié entre Dieu et l'homme et ouvre l'accès à la vie divine.
Libération du péché et de la mort
La Rédemption nous libère de l'esclavage du péché et de la mort. Le péché originel et ses conséquences sont effacés par le baptême ; les péchés actuels sont pardonnés par la pénitence. La mort éternelle, châtiment du péché, est abolie pour ceux qui meurent en état de grâce. Le pouvoir du démon sur l'humanité est brisé ; le Christ, par sa mort, « a réduit à l'impuissance celui qui détenait le pouvoir de la mort, c'est-à-dire le diable » (He 2, 14).
Don de la grâce sanctifiante
Par la Rédemption, le Christ nous a mérité la grâce sanctifiante, participation à la vie divine qui fait de nous des enfants de Dieu et des héritiers du Ciel. Cette grâce, perdue par le péché originel, nous est restituée surabondamment. Elle habite dans l'âme avec les vertus théologales et les dons du Saint-Esprit, nous transformant intérieurement et nous rendant capables d'actes méritoires pour la vie éternelle.
Espérance de la gloire
Enfin, la Rédemption nous donne l'espérance certaine de la gloire éternelle. Le Christ, par sa Résurrection, nous a ouvert les portes du Ciel et nous a mérité la vision béatifique. Nous avons la promesse assurée que, si nous persévérons dans la grâce, nous ressusciterons glorieux comme lui et jouirons éternellement de la présence de Dieu. Cette espérance soutient notre vie spirituelle et nous encourage dans le combat spirituel.
Articles connexes
Conclusion
La Rédemption accomplie par Notre-Seigneur Jésus-Christ est le mystère central de notre foi et le fondement de notre espérance. Par sa Passion, sa mort, et sa Résurrection, le Christ nous a rachetés du péché, nous a réconciliés avec Dieu, et nous a ouvert les portes de la vie éternelle. Que nous méditions fréquemment ce mystère d'amour infini, que nous vivions en conformité avec la grâce de la Rédemption, et que nous portions notre croix à la suite du Christ Rédempteur pour parvenir avec lui à la gloire de la Résurrection.