Traduction française : accord, consensus
Traduction anglaise : agreement, consensus
Grammaire : noun, m., 4th declension
Exemple d'utilisation
Consensus omnium necessarius est.
Étymologie
From con- (together) + sentio (sentir), 'feeling together'
Contexte linguistique
Le mot latin consensus appartient à la riche tradition de la langue latine, langue liturgique et classique qui a façonné la culture occidentale pendant plus de deux millénaires.
Importance dans la tradition
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Utilisé dans les textes liturgiques et doctrinaux
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Racine de nombreux mots français et européens
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Témoin de l'évolution linguistique indo-européenne
Mots apparentés
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contra : contre
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concordia : concorde, harmonie
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conscientia : conscience
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contemplatio : contemplation
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conscientia : conscience
Utilisation dans la liturgie
Le latin consensus peut apparaître dans les prières, les hymnes et les textes liturgiques de l'Église catholique, témoignant de la richesse du patrimoine linguistique chrétien.
Signification théologique
Le terme consensus revêt une importance capitale dans la théologie catholique et l'ecclésiologie. Il désigne l'accord unanime ou général qui se manifeste au sein de l'Église, qu'il s'agisse des fidèles, des évêques ou des théologiens. Ce concept exprime la dimension communautaire et synodale de la foi chrétienne, où la vérité se discerne dans la communion de l'Église.
L'étymologie même du mot révèle sa profondeur : con- (ensemble) et sentire (sentir, penser), littéralement "sentir ensemble" ou "penser ensemble". Cette consonance des cœurs et des esprits reflète l'unité dans la vérité que le Christ a voulue pour son Église : "Qu'ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi" (Jn 17,21).
Le consensus fidei
Sens du fidèle
Le consensus fidelium (consensus des fidèles) désigne l'accord unanime de tous les baptisés concernant les vérités de foi et de morale. Vatican II, dans Lumen Gentium 12, affirme que "l'ensemble des fidèles, ayant l'onction qui vient du Saint, ne peut se tromper dans la foi et manifeste cette qualité particulière par le sens surnaturel de foi du peuple tout entier, lorsque, 'des évêques jusqu'aux derniers des fidèles laïcs', il apporte aux vérités concernant la foi et les mœurs un consentement universel."
Ce consensus n'est pas simplement une opinion majoritaire ou un accord sociologique, mais le fruit de l'action de l'Esprit Saint qui habite dans l'Église. Saint Augustin disait : "Securus judicat orbis terrarum" (le monde entier juge en toute sécurité), soulignant que le consensus universel de l'Église est un critère de vérité.
Fondement du consensus
Le consensus des fidèles s'enracine dans la foi commune transmise depuis les Apôtres. Le bienheureux John Henry Newman, dans son essai sur la consultation des fidèles, montre comment ce consensus a toujours été un locus theologicus, un lieu théologique authentique pour discerner la Tradition vivante de l'Église.
Le consensus patristique
Le consensus Patrum (consensus des Pères) constitue un critère fondamental pour l'interprétation de l'Écriture et la formulation de la doctrine. Lorsque les Pères de l'Église, tant d'Orient que d'Occident, s'accordent unanimement sur un point de doctrine, cet accord manifeste la Tradition apostolique.
Le Concile de Trente a solennellement déclaré que personne ne doit "interpréter l'Écriture Sainte contre le sens qu'a tenu et que tient notre sainte Mère l'Église, ou contre le consentement unanime des Pères." Ce consensus patristique ne signifie pas nécessairement l'unanimité mathématique de tous les Pères, mais l'accord moral des principaux docteurs de l'Église.
Saint Vincent de Lérins, dans son Commonitorium, établit le célèbre principe : "Nous devons tenir pour vrai ce qui a été cru partout, toujours et par tous" (quod ubique, quod semper, quod ab omnibus creditum est). Ce critère du consensus universel et constant demeure un guide sûr dans le discernement de la foi authentique.
Le consensus episcopal
Le consensus episcoporum (consensus des évêques) exprime la collégialité épiscopale et le magistère ordinaire de l'Église. Lorsque les évêques, en communion avec le successeur de Pierre, enseignent unanimement une doctrine comme devant être tenue définitivement, cet enseignement participe de l'infaillibilité de l'Église.
Vatican II précise dans Lumen Gentium 25 que "bien que chacun des prélats par lui-même ne possède pas la prérogative de l'infaillibilité, cependant, lorsque, même dispersés dans le monde, mais gardant le lien de communion entre eux et avec le successeur de Pierre, ils s'accordent pour enseigner authentiquement qu'une matière de foi ou de morale s'impose de façon absolue, ils annoncent alors infailliblement la doctrine du Christ."
Les conciles œcuméniques
Les conciles œcuméniques représentent la forme la plus solennelle du consensus épiscopal. Réunis sous la présidence du pape, les évêques du monde entier expriment leur consensus sur les questions de foi et de discipline. Les vingt-et-un conciles œcuméniques, de Nicée (325) à Vatican II (1962-1965), manifestent cette recherche du consensus dans la vérité.
Le consensus theologorum
Le consensus theologorum (consensus des théologiens) constitue également un critère théologique subsidiaire. Lorsque les principaux théologiens d'une époque s'accordent sur une interprétation doctrinale, cet accord mérite une attention respectueuse, bien qu'il ne possède pas l'autorité du magistère.
Saint Thomas d'Aquin fait fréquemment appel au consensus des docteurs (communis sententia doctorum) comme argument de convenance. Cependant, il maintient toujours la distinction entre l'autorité du magistère et celle des théologiens.
Consensus et vérité
Le consensus ecclésial n'est pas un simple accord démocratique, mais un discernement de la vérité sous la motion de l'Esprit Saint. Le Christ a promis : "Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d'eux" (Mt 18,20). Cette présence du Ressuscité garantit que le consensus authentique de l'Église ne peut s'égarer dans l'erreur fondamentale.
Néanmoins, le consensus doit toujours être distingué de l'opinion commune qui peut être erronée. Le véritable consensus se reconnaît à sa conformité avec l'Écriture, la Tradition apostolique et le magistère constant de l'Église.
Contexte linguistique
Le mot latin consensus appartient à la riche tradition de la langue latine, langue liturgique et classique qui a façonné la culture occidentale pendant plus de deux millénaires. Composé de con- (ensemble) et sentire (sentir, ressentir), il exprime l'idée d'un sentiment partagé, d'une pensée commune.
Ce terme appartient à la 4e déclinaison latine (nominatif : consensus, génitif : consensus) et a donné naissance au terme français "consensus" qui conserve exactement le même sens.
Utilisation dans la théologie et le droit canon
Le terme consensus apparaît fréquemment dans la littérature théologique et canonique de l'Église catholique :
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Le consensus matrimonialis désigne le consentement mutuel qui crée le lien matrimonial
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Le consensus fidelium pour exprimer la foi commune du peuple de Dieu
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Le consensus Ecclesiae pour signifier l'accord de l'Église universelle
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Le consensus doctorum pour parler de l'accord des théologiens
Le Code de Droit Canonique utilise le terme dans plusieurs canons, notamment concernant le mariage où le consensus des époux constitue l'élément essentiel du sacrement.
Étymologie et origine
Le terme trouve son origine dans le latin classique, où il était employé dans des contextes variés de la littérature romaine. L'analyse étymologique révèle les racines indo-européennes et l'évolution sémantique à travers les siècles. Les transformations phonétiques et morphologiques témoignent de la richesse linguistique du latin.
Usage dans la littérature classique
Les auteurs classiques comme Cicéron, Virgile et Sénèque ont utilisé ce terme avec des nuances spécifiques. Dans les œuvres de Cicéron, notamment dans les discours philosophiques, le mot revêt une dimension particulière. Virgile l'emploie dans l'Énéide pour exprimer des concepts essentiels à la compréhension de l'épopée romaine.
Évolution sémantique
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Expressions et locutions
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Articles connexes
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communio : communion
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concordia : concorde, harmonie
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unitas : unité
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fides : foi
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traditio : tradition
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magisterium : magistère
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ecclesia : église
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synodus : synode
Mots apparentés
- contra : contre
- concordia : concorde, harmonie
- conscientia : conscience
- contemplatio : contemplation
- conscientia : conscience
Utilisation dans la liturgie
Le latin consensus peut apparaître dans les prières, les hymnes et les textes liturgiques de l'Église catholique, témoignant de la richesse du patrimoine linguistique chrétien.
Références
- Latin classique
- Latin ecclésiastique
- Tradition liturgique
- Étymologie indo-européenne
Ce mot fait partie du glossaire latin complet de l'encyclopédie Tradiland, qui recense les principaux termes latins utilisés dans la tradition chrétienne et classique. latin-ecclesiastique rhetorique-latine grammaire-latine liturgie-latine saint-jerome vulgate saint-thomas-aquin saint-augustin sacrements