Traduction française : aimer
Traduction anglaise : to love
Grammaire : verb, 1st conjugation, amāre, amāvī, amātum
Exemple d'utilisation
Amo puellam pulchram.
Étymologie
Du proto-italique *amāō, related Latin amicus (ami). racine de 'amateur', 'amorous'.
Contexte linguistique
Le mot latin amo appartient à la riche tradition-platon-aristote-boece) de la langue latine, langue liturgique et classique qui a façonné la culture occidentale pendant plus de deux millénaires.
Importance dans la tradition
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Utilisé dans les textes liturgiques et doctrinaux
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Racine de nombreux mots français et européens
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Témoin de l'évolution linguistique indo-européenne
Utilisation dans la liturgie
Le latin amo peut apparaître dans les prières, les hymnes et les textes liturgiques de l'Église catholique-catholique-partie-1-leglise-catholique), témoignant de la richesse du patrimoine linguistique chrétien.
Références
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Latin ecclésiastique
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Tradition liturgique
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Étymologie indo-européenne
Deus caritas est, et qui manet in caritate, in Deo manet.
*"Dieu est amour, et celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu."* (1 Jn 4,16)
```latin
Diliges Dominum Deum tuum ex toto corde tuo.
"Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur." (Dt 6,5)
Étymologie
Le verbe amo, amare, amavi, amatum appartient à la première conjugaison latine. Il dérive du proto-italique *amāō, apparenté au latin amicus (ami). La racine indo-européenne pourrait être **am- signifiant "prendre, saisir", évoquant l'étreinte affectueuse. Le mot a donné en français "aimer", "amateur", "amour", "amoureux", ainsi que les dérivés savants "amabilité" et "amical".
Distinction conceptuelle : amo, diligo, caritas
Les trois termes de l'amour en latin
La langue latine distingue avec finesse différentes nuances de l'amour, enrichissement conceptuel fondamental pour la théologie chrétienne :
Amo exprime l'amour naturel, l'affection spontanée, l'attachement affectif. C'est le terme le plus général et le plus courant, utilisé tant pour l'amour conjugal que pour l'amour des choses ou des personnes.
Diligo (de dis-lego, choisir avec soin) désigne l'amour électif, fondé sur l'estime et le choix rationnel. Saint Augustin précise : "Dilectio vient de l'élection (diligas a delectu), car on choisit ce que l'on aime de cet amour" (De Civitate Dei, XIV, 7).
Caritas (charité) représente l'amour surnaturel, vertu théologale infusée par l'Esprit Saint, ordonnée à Dieu et au prochain pour Dieu. C'est l'agapè grecque, l'amour de bienveillance désintéressé.
Hiérarchie et intégration
Saint Thomas d'Aquin enseigne que ces trois formes d'amour ne s'opposent pas mais s'ordonnent hiérarchiquement. La caritas assume et élève l'amo naturel, le purifiant et l'orientant vers sa fin ultime : Dieu (Somme Théologique, II-II, q. 23, a. 1). L'amour conjugal (amo) devient sacrement lorsqu'il est assumé par la charité ; l'amitié naturelle (dilectio) s'accomplit dans l'amitié spirituelle en Dieu.
Théologie biblique de l'amour
Le double commandement
Le Christ révèle que tout l'enseignement de la Loi et des Prophètes se résume au double commandement de l'amour : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit" (Mt 22,37, citant Dt 6,5) et "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (Mt 22,39, citant Lv 19,18).
Ces deux commandements sont inséparablement unis. Saint Jean l'affirme catégoriquement : "Si quelqu'un dit : 'J'aime Dieu' et qu'il déteste son frère, c'est un menteur" (1 Jn 4,20). L'amour de Dieu se vérifie et s'authentifie dans l'amour du prochain.
Dieu est amour
La révélation johannique culmine dans l'affirmation "Deus caritas est" (1 Jn 4,8.16). Cette identification ne signifie pas que Dieu possède l'amour comme attribut, mais qu'Il est l'Amour en son essence même. L'amour n'est pas ce que Dieu fait, mais ce qu'Il est dans le mystère trinitaire des Personnes divines.
Le Père aime le Fils d'un amour éternel (Jn 17,24), et cet amour substantiel est l'Esprit Saint, Personne-Amour procédant du Père et du Fils. Nous sommes appelés à participer à cet amour trinitaire : "Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez en mon amour" (Jn 15,9).
L'amour manifesté dans le Christ
L'amour de Dieu n'est pas resté abstrait mais s'est manifesté concrètement dans l'Incarnation : "Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique" (Jn 3,16). Saint Paul s'émerveille : "La preuve que Dieu nous aime, c'est que le Christ, alors que nous étions encore pécheurs, est mort pour nous" (Rm 5,8).
Le Christ nous donne le "commandement nouveau" : "Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés" (Jn 13,34). La mesure de l'amour chrétien n'est plus seulement "comme toi-même", mais "comme le Christ", jusqu'au don total de soi.
Doctrine thomiste de la charité
Nature de la charité
Saint Thomas définit la charité comme "l'amitié de l'homme avec Dieu" (amicitia hominis ad Deum, Somme Théologique, II-II, q. 23, a. 1). Elle n'est pas simple affection sentimentale mais vertu théologale infuse, habitus surnaturel par lequel nous aimons Dieu pour Lui-même et toutes choses en Dieu.
La charité est "la forme des vertus" (forma virtutum, II-II, q. 23, a. 8), principe vivifiant qui ordonne tous les actes humains à leur fin ultime. Sans charité, les autres vertus demeurent imparfaites ; avec elle, les moindres actions acquièrent valeur éternelle.
Ordre de la charité
Thomas établit un ordo caritatis : Dieu doit être aimé en premier et par-dessus tout, puis nous-mêmes, puis le prochain selon la proximité spirituelle et naturelle (II-II, q. 26). Cet ordre n'est pas égoïste mais rationnel : nous devons aimer chaque être selon sa dignité objective et sa relation à Dieu.
Perfection de la charité
La perfection de la vie chrétienne consiste dans la charité parfaite, qui exclut tout ce qui lui est contraire (péché mortel) et diminue tout attachement désordonné aux créatures. "La charité ne passera jamais" (1 Co 13,8) : seule des trois vertus théologales, elle demeure éternellement dans la vision béatifique.
Implications spirituelles
Vie contemplative et active
L'amour de Dieu s'exprime tant dans la contemplation que dans l'action. Sainte Thérèse de Lisieux découvre que "ma vocation, c'est l'amour" : au cœur de l'Église, elle sera l'amour, synthèse de tous les charismes. L'amour unifie contemplation (Marie) et action (Marthe), prière et service.
Critère du jugement dernier
Le Christ enseigne que nous serons jugés sur l'amour : "J'avais faim et vous m'avez donné à manger" (Mt 25,35). Les œuvres de miséricorde corporelle et spirituelle constituent le critère concret de l'amour authentique. La foi sans les œuvres de charité est morte (Jc 2,17).
Articles connexes
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caritas : charité, amour surnaturel
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dilectio : affection, amour d'élection
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amicus : ami
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amor : amour (substantif)
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benevolentia : bienveillance
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misericordia : miséricorde
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devotio : dévotion
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pietas : piété
Références
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Catéchisme de l'Église Catholique, nn. 1822-1829, 2055-2056
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Saint Thomas d'Aquin, Somme Théologique, II-II, qq. 23-46 (Traité de la Charité)
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Saint Augustin, De Civitate Dei, XIV, 7 ; De Doctrina Christiana, I
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Benoît XVI, Deus Caritas Est (2005)
-
Jean-Paul II, Veritatis Splendor, nn. 6-27
-
Saint Bernard de Clairvaux, De Diligendo Deo
Étymologie
Du proto-italique *amāō, related Latin amicus (ami). racine de 'amateur', 'amorous'.
Contexte linguistique
Le mot latin amo appartient à la riche tradition de la langue latine, langue liturgique et classique qui a façonné la culture occidentale pendant plus de deux millénaires.
Importance dans la tradition
- Utilisé dans les textes liturgiques et doctrinaux
- Racine de nombreux mots français et européens
- Témoin de l'évolution linguistique indo-européenne
Utilisation dans la liturgie
Le latin amo peut apparaître dans les prières, les hymnes et les textes liturgiques de l'Église catholique, témoignant de la richesse du patrimoine linguistique chrétien.
Références
- Latin classique
- Latin ecclésiastique
- Tradition liturgique
- Étymologie indo-européenne
Ce mot fait partie du glossaire latin complet de l'encyclopédie Tradiland, qui recense les principaux termes latins utilisés dans la tradition chrétienne et classique.