La destination universelle des biens
Le principe fondamental qui gouverne l'emploi des revenus est celui de la destination universelle des biens. Bien que la propriété privée soit un droit naturel, les biens de la terre sont ordonnés par Dieu au bien de tous les hommes. Léon XIII enseigne que "la terre ne cesse pas de servir à l'utilité commune par cela seul qu'elle est tombée en des mains privées". Cela signifie que celui qui possède des biens et perçoit des revenus a des obligations morales strictes quant à leur usage. Il ne peut en disposer de manière purement arbitraire ou égoïste.
Le devoir de justice : la dette stricte
La première obligation relative à l'emploi des revenus relève de la justice stricte. Il s'agit d'abord de payer ce qui est dû en stricte justice : les salaires des employés, les dettes contractées, les impôts légitimes. Ces obligations ne sont pas facultatives mais constituent une dette au sens propre, dont la non-satisfaction est un péché grave contre la justice commutative. Celui qui retient le salaire de l'ouvrier, qui refuse de rembourser ses dettes, qui fraude le fisc au-delà de ce qui serait légitime, commet un vol et est tenu à restitution.
Le nécessaire à la vie et à l'état
Une fois les dettes de justice stricte acquittées, le propriétaire a le droit de prélever sur ses revenus ce qui est nécessaire à sa subsistance et à celle de sa famille selon son état. L'Église ne prêche pas un égalitarisme qui exigerait que tous vivent au même niveau. Il est légitime que celui qui occupe une position élevée dans la société maintienne un train de vie correspondant à sa condition, pourvu que cela reste dans les limites de la modération chrétienne. Ce qui est condamné, c'est le luxe excessif, la dépense ostentatoire, le gaspillage dans la vanité, alors que d'autres manquent du nécessaire.
L'obligation de charité envers les pauvres
Le superflu appartient aux pauvres
Au-delà du strict nécessaire selon son état, le chrétien aisé a une obligation grave de charité envers les pauvres. Saint Thomas d'Aquin enseigne que le superflu des riches appartient moralement aux pauvres. Cette doctrine ne signifie pas que les pauvres aient un droit légal de s'approprier le bien d'autrui, mais que le riche a un devoir moral de secourir ceux qui sont dans le besoin.
L'aumône, devoir obligatoire
L'aumône n'est pas une simple œuvre surérogatoire pour les catholiques fortunés : elle est obligatoire sous peine de péché. Léon XIII rappelle cette vérité souvent oubliée : "Personne n'est tenu de vivre d'une façon peu convenable ; nul même n'est tenu de renoncer à ce qui sied à sa personne et à la conservation d'un genre de vie conforme à sa condition ; mais dès qu'on a suffisamment satisfait à la nécessité et à la bienséance, c'est un devoir de verser le superflu dans le sein des pauvres".
Le devoir d'investissement productif
Les revenus qui ne sont ni consommés ni donnés en aumône doivent être investis de manière productive et socialement utile. Thésauriser par avarice, laisser dormir des capitaux qui pourraient servir au développement économique et créer des emplois, est moralement répréhensible. Le chrétien fortuné doit faire fructifier son capital d'une manière qui serve le bien commun : en investissant dans des entreprises qui fournissent du travail, en améliorant ses propriétés agricoles, en prêtant à ceux qui en ont besoin pour leurs activités productives. La parabole des talents (Mt 25, 14-30) illustre cette obligation de faire fructifier les biens confiés.
L'obligation de bon exemple et de bienfaisance sociale
Ceux qui jouissent de revenus importants ont aussi le devoir de donner le bon exemple par leur vie morale et leur engagement au service du bien commun. Les riches chrétiens doivent se distinguer non par le luxe et la vanité, mais par leurs vertus et leurs bonnes œuvres. Ils doivent patronner les œuvres charitables, éducatives, religieuses qui servent le peuple. Ils doivent user de leur influence sociale pour promouvoir la justice et le bien commun. Cette obligation de bienfaisance sociale a été particulièrement soulignée par Pie XI dans Quadragesimo Anno, qui encourage les patrons catholiques à transformer leurs entreprises selon les principes de justice sociale.
La responsabilité devant Dieu
L'homme, administrateur et non propriétaire absolu
Finalement, toutes ces obligations découlent de la vérité fondamentale que l'homme n'est pas le propriétaire absolu, mais seulement l'administrateur des biens qu'il possède. Il devra rendre compte à Dieu de l'usage qu'il en aura fait.
Le jugement divin sur l'usage des richesses
La parabole du riche et de Lazare (Lc 16, 19-31) illustre de manière saisissante le jugement divin qui attend ceux qui auront négligé leurs devoirs envers les pauvres. La richesse n'est pas mauvaise en soi, mais elle constitue un danger spirituel redoutable et une responsabilité écrasante. Comme l'enseigne Notre-Seigneur : "On demandera beaucoup à qui on aura beaucoup donné" (Lc 12, 48).
Fondements doctrinaux
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Enseignement pontifical
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Application pratique
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Enjeux contemporains
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