En 1822, des hosties consacrées furent volées et profanées à Bordeaux. Miraculeusement retrouvées intactes dans des circonstances extraordinaires, elles donnèrent naissance à une dévotion réparatrice et à la fondation de la basilique Saint-Eutrope.
Introduction
Le 1er novembre 1822, des malfaiteurs pénétrèrent dans l'église Sainte-Eulalie de Bordeaux et dérobèrent le ciboire contenant les saintes hosties. Ce sacrilège horrible, commis dans le contexte anticlérical post-révolutionnaire, causa une immense douleur aux catholiques bordelais. Des recherches furent entreprises et une prière réparatrice intense s'éleva vers le Ciel.
Quelques jours plus tard, les hosties furent miraculeusement retrouvées dans un grenier, intactes malgré l'humidité et la profanation. Leur conservation parfaite dans des conditions qui auraient dû les détruire fut reconnue comme miraculeuse. Ce prodige suscita un élan de foi et de réparation eucharistique qui transforma profondément la spiritualité bordelaise.
La Dévotion Réparatrice
Suite au miracle, une confrérie de réparation eucharistique fut fondée pour expier les sacrilèges et honorer le Saint-Sacrement. La construction de la basilique Saint-Eutrope fut entreprise comme monument expiatoire. Cette basilique, dédiée à la glorification de l'Eucharistie, devint un centre de dévotion eucharistique rayonnant sur toute l'Aquitaine.
Les hosties miraculeuses sont conservées et exposées à la vénération des fidèles lors de grandes solennités. Leur présence rappelle que l'Eucharistie mérite le respect absolu et que les sacrilèges appellent la réparation des âmes fidèles.
Signification spirituelle
Le miracle de Bordeaux survint providentiellement après les dévastations de la Révolution française qui avait multiplié les profanations d'églises et les sacrilèges eucharistiques. Il manifesta que Dieu n'abandonne pas son peuple et qu'il répond aux prières des fidèles. La dévotion réparatrice née de ce miracle rappelle notre devoir d'expier les offenses faites au Sacré-Cœur eucharistique de Jésus par tant de sacrilèges et d'indifférences.