Traduction française : montagne
Traduction anglaise : mountain
Grammaire : noun, m. (3rd decl.)
Exemple d'utilisation
Mons altus est et difficilis ascensu.
Étymologie
Gives 'montagne', 'mount'; from PIE *men- (project)
Contexte linguistique
Le mot latin mons appartient à la riche tradition-platon-aristote-boece) de la langue latine, langue liturgique et classique qui a façonné la culture occidentale pendant plus de deux millénaires.
Importance dans la tradition
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Utilisé dans les textes liturgiques et doctrinaux
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Racine de nombreux mots français et européens
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Témoin de l'évolution linguistique indo-européenne
Utilisation dans la liturgie
Le latin mons peut apparaître dans les prières, les hymnes et les textes liturgiques de l'Église catholique-catholique-partie-1-leglise-catholique), témoignant de la richesse du patrimoine linguistique chrétien.
Références
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Latin ecclésiastique
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Tradition liturgique
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Étymologie indo-européenne
Levavi oculos meos in montes, unde veniet auxilium mihi.
Ce verset du Psaume 121 (120) signifie : "Je lève les yeux vers les montagnes, d'où me viendra le secours". Dans la liturgie, il exprime l'élévation de l'âme vers Dieu, souvent associé aux hauteurs montagneuses. Le psalmiste poursuit : "Mon secours vient du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre." La montagne symbolise ici à la fois la grandeur de Dieu et le lieu privilégié de sa révélation. L'Écriture sainte est remplie de récits où Dieu se manifeste sur les montagnes, faisant de ces lieux élevés des espaces sacrés de rencontre entre le ciel et la terre.
## Étymologie
Le terme *mons* (génitif *montis*) appartient à la racine indo-européenne *\*men-* signifiant "faire saillie, s'élever". Cette racine a donné naissance aux mots français "mont", "montagne", "monticule", ainsi qu'à l'adjectif "éminent" (qui s'élève). Le latin possède également le verbe *ascendere* (monter) et *descendere* (descendre), fréquemment utilisés dans les textes bibliques et liturgiques pour décrire le mouvement vertical qui caractérise la relation de l'homme avec Dieu.
## Les montagnes sacrées de l'Écriture
L'histoire du salut est jalonnée de montagnes qui deviennent des lieux théophaniques, c'est-à-dire des espaces où Dieu se révèle de manière particulière. Le **Mont Sinaï** (ou Horeb) est le lieu par excellence de la révélation divine dans l'Ancien Testament. C'est là que Moïse reçoit la Loi, les Dix Commandements gravés dans la pierre par le doigt de Dieu. La montagne est enveloppée de nuées, de feu et de tonnerre, manifestant la transcendance redoutable du Dieu trois fois saint : "Le Seigneur descendit sur le mont Sinaï, au sommet de la montagne" (Ex 19, 20). Le Sinaï représente l'alliance mosaïque, la pédagogie de la Loi qui prépare la venue du Christ.
Le **Mont Sion**, colline de Jérusalem sur laquelle fut construit le Temple, devient le symbole de la présence divine au milieu de son peuple. Les psaumes célèbrent Sion comme la montagne sainte : "Grande est ta gloire, Seigneur, montagne sainte, joie de toute la terre" (Ps 48). Sion représente l'alliance davidique et la promesse messianique. Les prophètes annoncent que de Sion sortira la Loi nouvelle : "De Sion sortira la Loi, et de Jérusalem la parole du Seigneur" (Is 2, 3). Dans la théologie chrétienne, Sion préfigure l'Église, nouvelle Jérusalem céleste.
Le **Mont des Oliviers**, à l'est de Jérusalem, est intimement lié aux derniers jours de la vie terrestre du Christ. C'est là qu'il enseigne à ses disciples, qu'il pleure sur Jérusalem qui va le rejeter, qu'il prie à Gethsémani dans l'agonie. C'est aussi du Mont des Oliviers qu'il monte au ciel lors de l'Ascension : "Une nuée le déroba à leurs yeux" (Ac 1, 9). Le Mont des Oliviers évoque le mystère pascal dans sa dimension d'offrande sacrificielle et de glorification.
## Le Mont Thabor et la Transfiguration
Le **Mont Thabor**, selon la tradition, est le lieu de la Transfiguration du Seigneur. Sur cette "haute montagne" (*in montem excelsum*), le Christ se transfigure devant Pierre, Jacques et Jean : "Son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière" (Mt 17, 2). La montagne devient le théâtre d'une révélation de la gloire divine cachée dans l'humanité du Christ. Moïse et Élie apparaissent, représentant la Loi et les Prophètes qui trouvent leur accomplissement dans le Christ.
Saint Thomas d'Aquin commente que la Transfiguration sur la montagne manifeste la divinité du Christ et fortifie les disciples pour le scandale de la Croix. Pierre s'écrie : "Seigneur, il est bon que nous soyons ici" (*Domine, bonum est nos hic esse*), exprimant le désir de demeurer dans la contemplation divine. Mais le Christ redescend de la montagne pour accomplir sa Passion, enseignant que la gloire passe par la croix. La fête de la Transfiguration (6 août) célèbre cet événement comme anticipation de la gloire future des ressuscités.
## Le Golgotha : montagne du sacrifice
Le **Calvaire** ou **Golgotha** (lieu du crâne), bien que n'étant qu'une petite éminence rocheuse, est désigné dans la tradition comme *mons Calvarii*, la montagne du Calvaire. C'est là que le Christ accomplit le sacrifice rédempteur, élevé de terre sur la croix. Saint Jean souligne : "Jésus, portant lui-même sa croix, sortit vers le lieu dit du Crâne, qui se nomme en hébreu Golgotha, où ils le crucifièrent" (Jn 19, 17-18).
La tradition patristique a vu dans le Calvaire le sommet de toutes les montagnes bibliques, le lieu où s'accomplit définitivement la rencontre entre Dieu et l'humanité. Isaac de l'Étoile écrit : "Le Calvaire est la montagne d'où coule le fleuve de grâce qui irrigue le jardin de l'Église." Sur cette montagne s'accomplit le sacrifice préfiguré par celui d'Abraham sur le Mont Moriah, sacrifice parfait qui réconcilie le ciel et la terre. La croix dressée sur le Calvaire devient l'arbre de vie qui remplace l'arbre de la connaissance du bien et du mal.
## Symbolisme spirituel de l'ascension
La montagne symbolise dans la tradition spirituelle chrétienne l'ascension de l'âme vers Dieu. Gravir la montagne représente l'effort ascétique, le combat spirituel, le dépouillement progressif des attachements terrestres. Saint Grégoire de Nysse, dans son traité *La Vie de Moïse*, développe une théologie mystique de l'ascension : Moïse gravit le Sinaï comme l'âme s'élève vers la contemplation divine à travers les étapes de la purification, de l'illumination et de l'union.
Saint Jean de la Croix intitule son œuvre majeure *La Montée du Carmel*, décrivant l'itinéraire spirituel comme une ascension difficile vers le sommet de la perfection chrétienne, qui est l'union transformante avec Dieu. Le Mont Carmel représente la montagne de la contemplation, lieu du silence et de la rencontre intime avec Dieu. Comme le prophète Élie qui se retira sur le Carmel, l'âme contemplative cherche les hauteurs pour y rencontrer Dieu dans le souffle léger qui suit l'ouragan.
## La montagne dans la liturgie
La liturgie utilise fréquemment l'image de la montagne pour exprimer l'élévation spirituelle. L'antienne *Tollite portas* chantée à l'Avent proclame : "Levez vos portes, ô montagnes éternelles, et le Roi de gloire entrera" (*Tollite portas, principes, vestras, et elevamini, portae aeternales*). Le psaume *Qui habitat* (Ps 91) évoque "l'ombre du Très-Haut" sur la montagne sainte. La procession vers l'autel, particulièrement dans la liturgie traditionnelle, symbolise l'ascension vers la montagne de Dieu : *Introibo ad altare Dei* — "J'irai vers l'autel de Dieu", qui est comme gravir la montagne sainte pour offrir le sacrifice.
## Articles connexes
- [Glossaire Latin - Index](/wiki/glossaire-latin-index) - Index complet du glossaire latin
- [altitudo](/wiki/glossaire-latin-acedia) - La hauteur, l'élévation
- [ascensio](/wiki/glossaire-latin-acedia) - L'ascension, montée vers Dieu
- [Sion](/wiki/glossaire-latin-acedia) - Le Mont Sion, montagne sainte
- [templum](/wiki/glossaire-latin-acedia) - Le Temple, situé sur le Mont Sion
- [gloria](/wiki/glossaire-latin-gloria) - La gloire manifestée sur les montagnes
- [revelatio](/wiki/glossaire-latin-acedia) - La révélation divine sur les montagnes
- [contemplatio](/wiki/glossaire-latin-contemplatio) - La contemplation, sommet de la montée spirituelle
## Étymologie
Gives 'montagne', 'mount'; from PIE *men- (project)
## Contexte linguistique
Le mot latin **mons** appartient à la riche tradition de la langue latine, langue liturgique et classique qui a façonné la culture occidentale pendant plus de deux millénaires.
### Importance dans la tradition
- Utilisé dans les textes liturgiques et doctrinaux
- Racine de nombreux mots français et européens
- Témoin de l'évolution linguistique indo-européenne
## Utilisation dans la liturgie
Le latin **mons** peut apparaître dans les prières, les hymnes et les textes liturgiques de l'Église catholique, témoignant de la richesse du patrimoine linguistique chrétien.
## Références
- Latin classique
- Latin ecclésiastique
- Tradition liturgique
- Étymologie indo-européenne
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*Ce mot fait partie du [glossaire latin complet](/wiki/glossaire-latin-index) de l'encyclopédie Tradiland, qui recense les principaux termes latins utilisés dans la tradition chrétienne et classique.*