Traduction française : métaphysique-lib-241-aristote-metaphysique-et-philosophie-premiere)-critique-du-pythagorisme)
Traduction anglaise : metaphysics
Grammaire) : noun, f., 1st declension
Exemple d'utilisation
Metaphysica est prima philosophia.
Metaphysica est prima philosophia.
## Étymologie
Du grec ta meta ta physika (things after the physics), Aristotelian term
## Contexte linguistique
Le mot latin **metaphysica** appartient à la riche tradition de la langue latine, langue liturgique et classique qui a façonné la culture occidentale pendant plus de deux millénaires.
### Importance dans la tradition
- Utilisé dans les textes liturgiques et doctrinaux
- Racine de nombreux mots français et européens
- Témoin de l'évolution linguistique indo-européenne
## Mots apparentés
- [metaphora](/wiki/glossaire-latin-metaphora) : métaphore
## Utilisation dans la liturgie
Le latin **metaphysica** peut apparaître dans les prières, les hymnes et les textes liturgiques de l'Église catholique, témoignant de la richesse du patrimoine linguistique chrétien.
## Références
- Latin classique
- Latin ecclésiastique
- Tradition liturgique
- Étymologie indo-européenne
Cette phrase célèbre définit la métaphysique comme "philosophie première", expression qu'utilise Aristote lui-même pour désigner la science qui étudie l'être en tant qu'être. Saint Thomas d'Aquin reprendra cette formulation dans son commentaire de la Métaphysique d'Aristote, soulignant que cette discipline précède toutes les autres sciences par son universalité et sa dignité, puisqu'elle considère les premiers principes et les causes premières de toute réalité.
## Étymologie
Le terme *metaphysica* provient du grec *ta meta ta physika*, littéralement "les choses après la physique". Cette expression ne désigne pas originellement un ordre de dignité ou de causalité, mais simplement l'emplacement des traités d'Aristote dans l'édition d'Andronicos de Rhodes (Ier siècle av. J.-C.), qui plaça les livres traitant de la philosophie première après (*meta*) ceux consacrés à la nature (*physika*). Néanmoins, cette dénomination accidentelle s'avéra providentiellement appropriée : la métaphysique étudie en effet ce qui transcende (*meta*) le monde physique, recherchant les réalités et les principes qui fondent l'ordre naturel sans s'y réduire.
## Définition et objet de la métaphysique
La métaphysique, selon la tradition aristotélico-thomiste, constitue la science de l'être en tant qu'être (*ens inquantum ens*). Contrairement aux sciences particulières qui étudient tel ou tel domaine déterminé de la réalité (les nombres pour les mathématiques, les corps naturels pour la physique, les vivants pour la biologie), la métaphysique considère l'être dans sa plus grande universalité. Elle recherche les propriétés transcendantales communes à tout être (l'un, le vrai, le bien), ainsi que les causes premières et les principes ultimes de toute réalité.
Saint Thomas d'Aquin distingue trois noms pour cette science : elle est appelée "métaphysique" en raison de sa transcendance par rapport au monde sensible ; "philosophie première" parce qu'elle précède logiquement toutes les autres sciences ; et "théologie" (*scientia divina*) parce qu'elle culmine dans la connaissance de Dieu comme cause première et être subsistant par soi (*Ipsum Esse Subsistens*). Cette triple dénomination révèle les trois aspects de son objet : l'être commun, les premiers principes, et la réalité divine.
## La métaphysique dans la théologie thomiste
Pour saint Thomas d'Aquin, la métaphysique joue un rôle préparatoire essentiel pour la théologie sacrée. Dans la *Somme Théologique*, il établit que la raison naturelle peut, par la métaphysique, démontrer certaines vérités sur Dieu : son existence (les cinq voies), son unité, sa simplicité, son infinité, son immuabilité. Ces "préambules de la foi" (*praeambula fidei*) ne constituent pas la foi elle-même, mais montrent la rationalité de l'acte de foi et préparent l'intelligence à recevoir la Révélation.
La métaphysique thomiste repose sur la distinction réelle entre essence et existence dans les créatures. Seul Dieu est l'être même subsistant (*Ipsum Esse Subsistens*), identité pure de l'essence et de l'existence. Toutes les créatures, en revanche, reçoivent leur existence d'une essence distincte, ce qui fonde leur contingence radicale et leur dépendance ontologique envers le Créateur. Cette doctrine métaphysique de la participation de l'être permet à saint Thomas de penser rigoureusement le rapport créateur-créature sans tomber ni dans le panthéisme ni dans le dualisme.
## Importance pour la pensée chrétienne
La métaphysique n'est pas une simple spéculation abstraite, mais possède une portée spirituelle et théologique considérable. Elle permet de comprendre philosophiquement la transcendance divine, la liberté de la création, la dignité de la personne humaine (composée de matière et de forme substantielle, dotée d'une âme spirituelle immortelle), et la finalité de toute réalité vers le Bien suprême.
Le Concile Vatican I (1870) a affirmé solennellement que Dieu peut être connu avec certitude par la lumière naturelle de la raison humaine à partir des choses créées, reprenant ainsi la tradition métaphysique classique. Le Catéchisme de l'Église Catholique réaffirme cette doctrine (CEC 31-35), tout en précisant que cette connaissance naturelle demeure imparfaite et a besoin de la Révélation pour atteindre son accomplissement.
## Rapport entre métaphysique et théologie révélée
Saint Thomas distingue soigneusement la métaphysique philosophique de la théologie sacrée, tout en montrant leur complémentarité harmonieuse. La métaphysique procède des principes connus par la lumière naturelle de la raison et des données de l'expérience sensible ; la théologie sacrée part des vérités révélées par Dieu et reçues par la foi. La première reste dans l'ordre naturel ; la seconde appartient à l'ordre surnaturel de la grâce.
Cependant, ces deux sciences, loin de s'opposer, se complètent mutuellement. La métaphysique prépare l'intelligence à la foi en montrant la non-contradiction de la Révélation avec la raison, tandis que la théologie révélée purifie et élève la métaphysique en lui communiquant des vérités que la raison seule ne pourrait découvrir (la Trinité, l'Incarnation, la grâce sanctifiante). Comme l'enseigne l'encyclique *Fides et Ratio* (1998) de Jean-Paul II, foi et raison sont "comme les deux ailes qui permettent à l'esprit humain de s'élever vers la contemplation de la vérité".
## Mots apparentés
- [metaphora](/wiki/glossaire-latin-metaphora) : métaphore
- [natura](/wiki/glossaire-latin-natura) : nature, objet de la physique
- [essentia](/wiki/glossaire-latin-acedia) : essence
- [esse](/wiki/glossaire-latin-acedia) : être, exister
## Articles connexes
- [Glossaire Latin - Index](/wiki/glossaire-latin-index) - Index complet du glossaire latin
- [Somme Théologique](/wiki/saint-thomas-aquin) - Œuvre majeure de saint Thomas d'Aquin
- [philosophia](/wiki/glossaire-latin-philosophia) - La philosophie en général
- [theologia](/wiki/glossaire-latin-acedia) - La science de Dieu par la révélation
- [sapientia](/wiki/glossaire-latin-sapientia) - La sagesse, perfection de la métaphysique
- [veritas](/wiki/glossaire-latin-veritas) - La vérité, objet de l'intelligence
- [intellectus](/wiki/glossaire-latin-intellectus) - L'intelligence, faculté métaphysique par excellence
- [ens](/wiki/glossaire-latin-acedia) - L'être, objet propre de la métaphysique
## Contexte linguistique
Le mot latin **metaphysica** appartient à la riche tradition de la langue latine, langue liturgique et classique qui a façonné la culture occidentale pendant plus de deux millénaires.
### Importance dans la tradition
- Utilisé dans les textes liturgiques et doctrinaux
- Racine de nombreux mots français et européens
- Témoin de l'évolution linguistique indo-européenne
## Mots apparentés
- [metaphora](/wiki/glossaire-latin-metaphora) : métaphore
## Utilisation dans la liturgie
Le latin **metaphysica** peut apparaître dans les prières, les hymnes et les textes liturgiques de l'Église catholique, témoignant de la richesse du patrimoine linguistique chrétien.
## Références
- Latin classique
- Latin ecclésiastique
- Tradition liturgique
- Étymologie indo-européenne
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*Ce mot fait partie du [glossaire latin complet](/wiki/glossaire-latin-index) de l'encyclopédie Tradiland, qui recense les principaux termes latins utilisés dans la tradition chrétienne et classique.*