Camaldoli, fondé par saint Romuald vers 1025 dans les forêts toscanes, unit vie érémitique et cénobitique. Les ermites camaldules vivent en cellules séparées, ne se réunissant que pour les offices, conciliant ainsi solitude contemplative et vie communautaire.
Introduction
Saint Romuald, moine bénédictin réformateur, fonda Camaldoli comme synthèse entre érémitisme oriental et cénobitisme bénédictin. Chaque moine habite une cellule-ermitage avec jardin, vivant dans la solitude et le silence, ne se réunissant que pour les offices liturgiques. Cette vie semi-érémitique permet une intense vie de prière tout en maintenant le soutien fraternel. Le monastère bas (cenobio) accueille les postulants et anime le travail communautaire. L'ermitage proprement dit (eremo), perché dans la forêt, abrite les moines contemplatifs. La forêt millénaire, protégée par les moines, crée une atmosphère de paix propice à la contemplation.
Signification spirituelle
Camaldoli manifeste qu'il existe diverses formes légitimes de vie monastique. L'érémitisme camaldule, plus radical que le cénobitisme bénédictin, répond à l'appel de certaines âmes vers une solitude plus complète. Cette quête du désert intérieur, de la prière pure du cœur, constitue un sommet de la vie contemplative. Camaldoli rappelle que l'Église a toujours honoré les ermites qui, par leur vie cachée, obtiennent d'immenses grâces pour le monde.