L'amour du confort et du luxe qui absorbe les énergies et diminue la liberté spirituelle.
Introduction
L'attachement indu aux biens matériels constitue un obstacle grave à la vie spirituelle de l'homme créé à l'image de Dieu. C'est un éloignement progressif de sa vraie fin qui est l'union avec le Créateur. Par cet attachement désordonnée, l'âme devient esclave du temporel et se détourne de l'éternel qui seul peut la rassasier.
La nature de ce vice
L'attachement aux biens matériels est un dérèglement de la volonté qui place les créatures au-dessus du Créateur. Il ne s'agit pas du simple usage des choses nécessaires à la vie, mais d'une affection inordonnée qui enchaîne le cœur. Cet attachement constitue une forme de péché contre le premier commandement et contre l'ordre établi par Dieu dans la morale chrétienne.
Les manifestations
L'attachement se manifeste par la recherche excessive du confort, du luxe et des plaisirs sensibles. L'homme se préoccupe outre mesure de son apparence, de ses possessions et de son bien-être matériel. Il sacrifie ses devoirs religieux et familiaux pour l'accumulation ou l'entretien de ses richesses, révélant ainsi l'idolâtrie du cœur dans sa conduite morale.
Les causes profondes
L'attachement aux biens matériels naît du doute envers la Providence divine et de l'oubli de notre condition de créatures. Il procède d'une fierté qui veut assurer son indépendance par la possession plutôt que par la confiance en Dieu. L'amour-propre et la concupiscence de la chair alimentent ce vice en détournant l'âme de sa véritable morale chrétienne.
Les conséquences spirituelles
L'attachement aux biens matériels paralyse la vie spirituelle en éloignant du chemin de la sainteté. Il engendre l'anxiété, l'égoïsme, l'indifférence aux pauvres et le refroidissement de la charité. L'âme ainsi enchaînée perd sa liberté en Christ, son cœur se ferme à la grâce et elle court le risque de la damnation éternelle en échangeant Dieu contre des biens périssables.
L'enseignement de l'Église
L'Église enseigne que le chrétien doit pratiquer le détachement des biens temporels selon l'esprit de pauvreté évangélique. Elle rappelle que Dieu seul peut satisfaire le désir profond du cœur et que les richesses sont un danger pour le salut. Cette doctrine apostolique, confirmée par les Pères de l'Église, appelle le fidèle au renonciation et à la pauvreté d'esprit en accord avec la morale du Royaume.
La vertu opposée
La vertu de pauvreté évangélique s'oppose directement à cet attachement. Elle dispose l'âme à reconnaître la vanité des créatures et à placer toute son espérance en Dieu seul. Par cette vertu, le chrétien use des biens temporels avec modération, sans y attacher son cœur, et pratique généreusement le partage selon la vraie morale chrétienne.
Le combat spirituel
Pour vaincre cet attachement, il faut méditer sur la vanité du monde et la brièveté de la vie terrestre. La prière assidue, les sacrements, et le recours aux saints intercesseurs fortifient le cœur dans le détachement. Il convient également de pratiquer l'austérité modérée, le jeûne, et les œuvres de charité pour purifier son intention et restaurer l'ordre dans sa vie morale selon Dieu.
Le chemin de la conversion
La conversion de ce vice passe par une humble reconnaissance de notre misère et de notre dépendance envers Dieu. Elle demande une renonciation progressive à ce qui nous attache inutilement et un recentrement constant sur la Passion du Christ et sa croix redemptrice. Le pénitent trouvera dans la confession régulière et la direction spirituelle les grâces nécessaires pour cheminer vers la liberté de l'âme et la paix véritable en Dieu.
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